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Publié le : 21 Octobre, 2020 - 20:50 Temps de Lecture 2 minute(s) 600 Vue(s) Commentaire(s)

Ilyes Lahouazi, cadre du bureau national du RCD, condamné par contumace à un an de prison ferme

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Une fois de plus, le RCD est la cible de l’acharnement du pouvoir en place. Cette fois-ci, c’est au tour de l’un de ses cadres, et membres du bureau national du parti mais aussi militant actif de la diaspora algérienne en France, Ilyes Lahouazi, d’être accablé par la justice.

Ce dernier vient d’être condamné par contumace, ce mercredi 20 octobre 2020, par le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed, à «une année de prison ferme», pour de «prétendus faits d'atteinte à l’intégrité du territoire national par le moyen d’incitation à attroupement non armé», a annoncé l’avocate et cadre du RCD, Me Fetta Sadat, sur sa page Facebook.

Ilyes Lahouazi a, pour rappel, été arrêté lors d’une marche populaire en janvier 2020 et placé sous contrôle judiciaire, en attendant son procès qui sera renvoyé à plusieurs reprises, en l’absence du prévenu, selon l’avocate. Cependant, Ilyes Lahouazi ne pouvant pas se présenter devant le juge étant donné qu’il se trouve à l’étranger et qu’il ne peut pas rentrer en Algérie, à cause de la crise sanitaire du Covid 19. Le juge a du prononcer son verdict par contumace.

Il va sans dire que cette affaire renseigne de la volonté, de plus en plus ostentatoire, du pouvoir établi, de museler le RCD, et ce, à travers une série de mesures répressives dont la dernière est la levée d’immunité parlementaire au président du parti, Mohcine Belabbas, en vertu d’une décision du bureau de l’APN, hier (mercredi). Quelques semaine plutôt, soit le 3 octobre, c’est la wilaya d’Alger qui refuse d’autoriser la tenue du conseil national du RCD.

Le 28 juin, Mohcine Belabbas est convoqué par la brigade de gendarmerie de Bab Jedid, dans le cadre d’une enquête «entamée il y a deux ans, suite à un accident de travail survenu dans sa construction», soit quatre jours après que le parti soit destinataire d’une mise en demeure du ministère de l’intérieur, reçue en date du 24 juin, «en violation flagrante et récurrente de la constitution, la législation et la réglementation en vigueur, notamment la loi organique relative aux partis politiques et la loi relative aux réunions et manifestations publiques».

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