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Publié le : 12 Juin, 2020 - 19:15 Temps de Lecture 2 minute(s) 1684 Vue(s) Commentaire(s)

Kabylie : des dizaines de personnes renouent avec les marches du Hirak et manifestent en solidarité avec les détenus

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Crédit photo : DR

Plusieurs dizaines de manifestants ont voulu renoué, aujourd’hui, avec la traditionnelle marche du vendredi, notamment à Béjaïa, à Bouira, à Tizi Ouzou et à Boumerdès. Plusieurs personnes ont été arrêtées, dont notre journaliste, Merzoug Touati, et l’ancien policier Zahir Moulaoui.

Après plus de trois mois de confinement, les Hirakistes ont repris le chemin de la contestation, aujourd’hui, pour réaffirmer leur rejet de système et leur solidarité avec les détenus politiques et d’opinion. À Akbou,à Ouzellaguene, dans le centre-ville de Béjaia, à Chorfa, dans la wilaya de Bouira, à Naciria, dans la wilaya de Boumerdes et à Tizi Ouzou, des dizaines de manifestants ont renoué avec la traditionnelle marche du vendredi. Mais c’est dans la ville de Béjaïa que les manifestants ont été réprimés. Plusieurs d’entre eux ont été tabassés et arrêtées -une quinzaine selon des témoins oculaires- dont notre journaliste Merzoug Touati et l’ancien policier Zahir Moulaoui. «Un jeune, tabassé par la police, a été transféré à l’hôpital de la ville de Béjaïa», affirment des militants locaux, joints par l’Avant-Garde Algérie.

Ces derniers, qui ont réussi à joindre l’un des manifestants retenus au commissariat central de la ville de Béjaïa, confient «qu’il y a possibilité que tous les manifestants interpelés soient libérés, sauf Merzoug Taouti qui ne se trouvent même pas avec eux». «Merzoug Touati se trouve dans des étages au-dessus. Nous ignorons ce qui lui est arrivé, ni ce que la police va faire de lui», s’inquiète l’un de ces militants de Béjaïa. Merzoug Touati a été interpellé par les services de sécurité, aux environs de midi, alors qu’il était en route vers le la maison de la culture, Taos Amrouche, où la manifestation devait avoir lieu. Étant encerclée, les manifestants ont fini par se regrouper au niveau de cité CNS qui n’a pas tardé à être encerclé par la police, les forces de l’ordre et des dizaines de policiers en civil. Ces derniers n’ont pas hésité à utiliser la force et la violence pour disperser les manifestants.

À Bouira, dans la commune de Chorfa, plusieurs dizaines d’autres ont exprimé, ce matin, leur soutien aux détenus d’opinion et aux prisonniers politiques. Idem à Akbou où une prise de parole a été organisée pour permettre aux présents de s’exprimer sur le Hirak, la situation politique et manifester leur solidarité avec les détenus dont Karim Tabbou. A Tizi- Ouzou, qui avait connu une forte mobilisation avant le gel en mars dernier, les manifestants, qui ont prit possession de la rue, ont marché pour dénoncer «les arrestations arbitraires», dont celles de Béjaïa. «État civil, non militaire» a été scandé dans toutes les régions où des actions de ce genre ont été organisés.

Les drapeaux, Algérien et Amazigh, ont été brandis en attendant le retour du Hirak. Certains ont déjà fixé la date du 19 juin prochain, soit une semaine après le déconfinement, comme jour du retour des marches populaires.

Au moment où nous mettons en ligne cet article, les manifestants de Béjaïa dont notre journaliste, Merzoug Touati, sont toujours au commissariat central.

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