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Publié le : 19 Février, 2020 - 19:45 Temps de Lecture 2 minute(s) 1414 Vue(s) Commentaire(s)

Khenchela célèbre une année de révolution populaire

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Crédit photo : DR

Il y a une année, jour pour jour, soit le 19 février 2019, Khenchela, cette wilaya chaoui de l’Est du pays, s’est révoltée contre la dictature et le 5ème mandat de Bouteflika. Ce jour-là, le portrait géant dressé sur le mur de l’entrée de la commune a été arraché, mème piétiné, par des manifestants, venus en milliers pour défier leur maire qui a annoncé qu’aucun opposant au 5ème mandat de l’ancien président déchu ne sera autorisé à entrer dans sa circonscription. Ce message a été adressé à Rachid Nekkaz, à l’époque, candidat à la candidature de l’élection présidentielle du 4 juillet 2019 annulée.

Rachid Nekkaz, insulté et agressé par des Baltagui à Tlemcen, le 10 févier de la même année, puis accueilli en héro à Maghnia (Nord-ouest de la wilaya de Tlemcen) et Oran, avait annoncé sa venue à Khenchela. Le maire avait, donc, défié ce dernier et ses fans qui l’attendaient. La rencontre a eu lieu et le maire, en question, démis de ses fonctions par le Wali, sans que les raisons de cette décision ne soient révélées.

Khenchela signe, ce jour-là, sans entrée dans l’histoire en étant l’une des premières villes du pays à se révolter contre l’ordre établi, Bouteflika et la dictature du système.

Une année plus tard, et après Kherrata (wilaya de Béjaïa) qui a fêtée son année de révolution populaire le 16 février dernier, Khenchela célèbre, elle aussi, et devant la mème enceinte de la mairie, une année de mobilisation exemplaire pour le changement radical du système. Une année plus tard, cette région fête l’événement sans Rachid Nekkaz, placé, le 4 décembre 2019, en détention provisoire à la prison de Koléa (Tipaza). Accusé d’«atteinte à l’unité nationale», il est en prison depuis plus de deux mois.

Tous les militants de l’Est étaient présents. Parmi eux figure Djamel Merzoug d’Oum EL Bouaghi, militant poursuivi dont le parquet a requis deux de prison ferme contre lui et Louze Djalal, militant laïc et berbériste, poursuivi lui aussi par la dictature du pouvoir. Les artistes chaoui étaient eux aussi au rendez-vous comme Hamid Aksel; ou les intellectuels, à l'image du jeune romancier, Djalal Haïdar, mais pas que. Le révolutionnaire et ancien détenu d’opinion, Lakhdar Bouragaa, a tenu à partager ce moment avec les hirakistes de la région. Ce dernier a été accueilli en héro dans cette région de révolutionnaires.

Le processus révolutionnaire fêtera ce samedi, 22 févier, une année de mobilisation à l’échelle nationale. De grandes manifestations et marches sont attendues dans les quatre coins du pays, ce vendredi, 21 févier 2020. Le cap de la mobilisation du peuple est maintenu. Les algériens tiennent à leurs revendications principales, jusque-là non satisfaites, et revendiquent le changement radical, le départ du système et ses représentants, la transition démocratique et l’instauration d’un État démocratique de droit et de justice. Le système, quand à lui, tente malgré la radicalisation du mouvement populaire, à se maintenir. Il fait tout pour absorber la colère et l’indignation du peuple. L’une de ses dernières sorties est la reconnaissance, aujourd’hui, de la date du 22 févier comme «journée nationale», indiquent des médias proches du pouvoir.

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