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Publié le : 29 Août, 2021 - 16:50 Temps de Lecture 2 minute(s) 2898 Vue(s) Commentaire(s)

Kidnappé par des inconnus et conduit illégalement vers l’Algérie : Le réfugié politique Slimane Bouhafs placé en garde à vue à Alger

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Un scénario hollywoodien s’ajoute à la longue liste des films d’horreur produits par le pouvoir Algérien. L’histoire du kidnapping du militant indépendantiste, Slimane Bouhafs, et son rapatriement illégal de la Tunisie vers l’Algérie révèle la vraie nature d’un régime qui ne se pose, désormais, aucune limite. Kidnappé par trois inconnus de son domicile à Tunis, le 25 août dernier, «Slimane Bouhafs, disparu depuis ce jour-là, est depuis hier dans un commissariat à Alger», affirme Interlignes Algérie qui cite des sources policières. «L’activiste Slimane Bouhafs arrêté le mercredi 25 août en Tunisie se trouve depuis la nuit d’hier, 28 au 29 août, dans les locaux de la police à Alger. Il est placé en garde à vue en attendant sa présentation devant le tribunal Sidi M’hamed», écrit Interlignes.

Voici un mode opératoire digne des crimes organisés. Comment un réfugié politique qui a fuit l’Algérie peut-il être kidnappé sur un territoire étranger pour être conduit vers ce même pays qui l’a persécuté  ? Qui l’a kidnappé ? Des algériens qui ont opéré sur un territoire étranger ? Ou des tunisiens qui devaient le protéger au vue de son statut réfugié obtenu sur leur propre territoire par le Haut commissariat des nations unis pour les réfugiés ? Sont-ils complices ? L’ont-il livré aux autorités algériennes ? Ou ont-ils simplement fermé les yeux sur un acte aussi grave survenu sur leur territoire ? Tant de questions qui auront prochainement des réponses après que le HCR a enclenché une enquête pour mettre toute la lumière sur cette affaire qui risque de prendre beaucoup d’ampleur.

Militant indépendante et fervent défenseur de la diversité religieuse, Slimane Bouhafs, 55 ans, s’est réfugié en Tunisie en août 2018, après sa sortie de prison. Interpellé le 31 juillet 2016 dans son village Boussellam, à Sétif, il a été condamné en appel à «trois ans de prison ferme» pour, entre autres, «offense à l’islam» et «atteinte à l’image du prophète musulman».

Aujourd’hui, il se retrouve de nouveau entre les mains de ses persécuteurs. Que sera son avenir ? Et qui prendra la responsabilité de ce qui lui est arrivé ?

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