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Publié le : 13 Novembre, 2020 - 20:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 590 Vue(s) Commentaire(s)

La crise sanitaire s’aggrave en Algérie, les tenants du pouvoir pointés du doigt

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Hôpitaux saturés, personnel médical dépassé, décès qui se multiplient…la crise sanitaire du coronavirus s’aggrave de jour en jour, alertent les professionnels de la santé.

On aura beau imposer un confinement (couvre –feu), on aura beau respecter les mesures barrières et la distanciation, l’aggravation de la crise sanitaire du coronavirus (Covid-19), est désormais irréversible. En effet, l’Algérie vient à nouveau d’enregistrer un nouveau record avec 903 nouvelles contaminations par le covid-19, durant ces dernières 24 heures. La wilaya d’Oran vient en pôle position avec 127 nouveau cas positifs enregistrés ce vendredi 13 novembre 2020.

Parallèlement, le manque de moyens se fait de plus en plus ressentir notamment au niveau des services de réanimation à travers tout le pays et un corps médical non seulement épuisé, mais meurtri à force d’enterrer les siens à cause du Covid-19.

Le signal d’alarme a, de nouveau, été lancé par plusieurs médecins sur leurs pages Facebook. Ces derniers sont unanimes : «la situation est critique. Ils craignent, en effet que cette deuxième vague soit plus meurtrière que la précédente».

Pour Docteur Elias Akhmouk, «la situation est critique». Membre du comité scientifique chargé du suivi et de surveillance de la pandémie de Coronavirus, ce spécialiste en épidémiologie a mis en garde contre la recrudescence des cas covid-19 en Algérie et le nombre de morts à des niveaux records jamais enregistrés depuis le début de l'épidémie en mars dernier. «Au vu des données actuelles et la fréquence à laquelle les cas de covid-19 augmentent, l’avenir s’annonce très difficile, si les citoyens ne font pas preuve de responsabilité en respectant les mesures barrières et la distanciation», estime Le Dr Akhmoukh dans un entretien accordé au site Essaha.com.

Le professeur Kamel Bouzid, chef du service d’oncologie au centre Pierre et Marie Curie (CPMC), à l’hôpital Mustapha Pacha, à Alger, accuse, quant à lui, le gouvernement Djerrad d’avoir «participé à la recrudescence de la pandémie». Dans un entretien-vidéo publié sur le page du site Essaha.com, le Pr explique, en effet, qu’«en juillet-août-septembre, la situation était plus ou moins maîtrisée. Nous avions entre 200 et 250 nouveaux avec 7 à 10 décès par jour, jusqu’à ce que les Walis n’autorisent les meetings, dans le cadre de la campagne pour le référendum constitutionnel du 7 au 28 octobre. Nous avons vu des salles où il y avait entre 600 et 1000 personnes qui ne portaient pas de masque et ne respectaient pas les mesures distanciation physique. Aujourd’hui, nous en payons le prix aujourd’hui».

Selon lui, «nous pouvons bien dire que nos concitoyens sont indisciplinés, mais ces meetings n’auraient jamais dû être autorisés, et vu que la gestion de l’épidémie a été décentralisée, c’est au Walis d’incomber la responsabilité de ce qui se passe aujourd’hui. Ceux qui payent c’est mon personnel, mes patients», fustige-t-il. Et pour preuve : «six infirmiers et 12 médecins exerçant au service oncologie sont en confinement», révèle-t-il.

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