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Publié le : 20 Janvier, 2020 - 18:35 Temps de Lecture 2 minute(s) 1088 Vue(s) Commentaire(s)

La détention provisoire de Karim Tabbou prolongée de quatre mois supplémentaires

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«La détention provisoire du premier responsable de l’Union démocratique et social (UDS), Karim Tabbou, a été prolongée de quatre mois supplémentaires», affirme Me Ahmine Noureddine, l’un des avocats du militant politique, joint par l’Avant-Garde Algérie. La décision, prise aujourd’hui par la chambre d’accusation près le tribunal de Sidi M’hamed, «rentrera en vigueur à compter du 26 janvier prochain», précise l’avocat.

C’est une première pour Karim Tabbou. Me Ahmine explique qu’il est du droit de la justice de prolonger à quatre reprises la détention apprivoise d’un détenu. «Mais le cas Karilm Tabbou ne figure pas dans cette catégorie qui concerne les personnes accusées de crime, de drogue ou d’acte terroriste», rassure-t-il.

Interpellé en septembre dernier, Karim Tabbou, accusé d’«atteinte au moral de l’armée», est en détention provisoire depuis plus de quatre mois à la prison de Koléa (Wilaya de Tpaza). L’une des figure du mouvement populaire, il continue à payer les frais de son engagement politique contre le système même après le décès de celui qui l’a emprisonné, Gaïd Salah, et l’intronisation des nouveaux président, gouvernement et Chef d’État-major.

Pour rappel, Tabbou a été placé en isolement depuis le 9 octobre dernier. Il a été libéré, rappelant-le, le 25 septembre dernier avant que le pouvoir ne décide de l’arrêter au lendemain de sa libération et le remettre de nouveau en prison. La demande de sa libération provisoire, formulée par ses avocats, a été rejetée en octobre.

Comme le cas de Fodil Boumala et de Samir Belarbi, il est clair que le pouvoir ne veut pas libérer Tabbou et ses compagnons. Il craint que ces derniers n’arrivent à structurer le mouvement ou à lui donner un nouveau souffle. Le cas de ses militants ou celui de Louisa Hanoune ou d’Ali Ghediri reste édifiant. Rien n’a changé depuis le départ de Bouteflika et le décès de Gaïd Salah. L’arbitraire et l’injustice font loi dans un pays où le peuple se bat pacifiquement depuis plus de 11 mois pour le changement radical du système.

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