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Publié le : 08 Janvier, 2020 - 18:50 Temps de Lecture 3 minute(s) 1983 Vue(s) Commentaire(s)

La plainte déposée depuis sept mois contre elle n’a connu aucune suite ! Qui protège Naima Salhi ?

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La plainte déposée depuis sept mois contre Naima Salhi par les trois avocats du barreau de Tizi Ouzou, Kader Houali, Sofiane Dekkal et Salim Chait, n’a connu aucune évolution. Ces avocats se plaignent et dénoncent une fuite en avant des différents tribunaux qui passent, selon eux, leur temps à se renvoyer la responsabilité, sans faire le travail pour lequel ils ont prêté serment. Enregistrée au niveau du tribunal de Boumerdes, wilaya qu’elle représente en tant que députée, la plainte en question n’a aucunement avancé d’un cran. Les avocats accusent la députée Naima Salhi, présidente d’un parti agréé par l’État, de «racisme» d’«appels au meurtre».

Alors que des dizaines de personnes ont été emprisonnées injustement par le pouvoir pour leurs opinions politiques, Naima Salhi continue à agir en toute impunité et passe ses journées à faire des lives Facebook, à travers lesquels «elle tient des propos racistes envers les kabyles et la Kabylie et appelle au meurtre de certaines figures militantes dont Ferhat Mhenni». «Profitant de sa présence, le 4 janvier 2020, au tribunal de Cheraga afin de défendre un client, Me Kader Houali a demandé à la greffière des suites dans la plainte déposée contre Naima Salhi. L’avocat a été surpris d’apprendre que le dossier a été renvoyé au tribunal de Boumerdes pour "incompétence" et ce, sans donner plus de détails sur le sujet», dénoncent les trois avocats du barreau de Tizi Ouzou. Selon la même déclaration, Me Houali s’est rendu deux jours plus tard au même tribunal. «Il a été étonné d’apprendre que la plainte a été envoyée encore une fois pour enquête», s’indignent-ils.

Les questions que se posent les trois avocats ne sont pas vaines. Pour rappel, la plainte déposée le 6 juin dernier au niveau du tribunal de Boumerdes a été renvoyée par ce dernier au tribunal de Cheraga, «sous motif que la députée résidait dans cette ville d’Alger plutôt que dans la wilaya où elle a été élue (Boumerdes)».

Dans un communiqué rendu public le 30 Août 2019, les trois avocats ont précisé qu’«après avoir rencontré le procureur de Cheraga, ce dernier les a informé qu’aucune plainte contre Naima Salhi ne se trouvait à son niveau». «Il s’est avéré que le dossier a été renvoyé à Boumerdes pour "incompétence", le 8 Août 2019, selon la greffière du tribunal», confient-ils.

Les avocats ne comprennent pas ce jeu de cache-cache des procureurs de la République qui, non seulement «fuient leurs responsabilités», mais qui «empêchent, visiblement, l’aboutissement de cette plainte». «Pourquoi les deux procureurs de la république, qui devraient s'autosaisir dans l’affaire de cette délinquante politique qui prêche le racisme et la haine, refusent de faire aboutir notre plainte ?» s’interrogent les trois avocats. Et d’ajouter : «de quoi ont-ils peur ? Qui protège Naima Salhi qui n’épargne personne dans sa guerre de croisade contre la Kabylie?»

Les trois avocats du barreau de Tizi Ouzou n’ont pas encore réponses à leurs questions. Pour rappel, d’autres plaintes ont été déposées contre Naima Salhi par la famille de Lakhdar Bouragaâ et l’ancien fonctionnaire du ministère de l’intérieur, licencié abusivement et diffamé par la députée, Mourad Amiri.

Ces dernières ont été enregistrées, selon les déclarations des concernés. Seront-elles pris en charge ? Ou connaîtront-elles le sort que la plainte déposée par les trois avocats de Tizi Ouzou ? La question reste posée ! Mais entre temps, Naima Salhi continue à jouir de l’immunité parlementaire et de la liberté de cracher sa haine et son racisme sur tout ce qui est Kabyle et Amazigh en Algérie. «Au moment où des détenus politiques croupissent en prison pour avoir exprimé une opinion, des promoteurs du racisme et de la haine qui est un délit passible de justice, jouissent de l’impunité totale», s’indignent Me Kader Houali, Me Sofiane Dekkal et Me Salim Chait

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