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Publié le : 06 Juin, 2021 - 22:09 Temps de Lecture 3 minute(s) 893 Vue(s) Commentaire(s)

L'ambassadeur d'Algérie en France réagit à l'édito du Monde

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L'ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud, a réagi ce dimanche 6 juin, à un éditorial du quotidien français Le Monde, intitulé *“L'Algérie dans l'impasse autoritaire”, l'accusant d'“hostilité inouïe” envers l'Algérie.

“Rédigé à partir d’une salle de rédaction parisienne, sans attendre que votre envoyé spécial, qui s’apprête à se rendre en Algérie du 8 au 14 juin, puisse mesurer sur le terrain l’ampleur de l’engouement du peuple algérien notamment sa jeunesse pour cette étape cruciale dans l’édification institutionnelle de l’Algérie nouvelle, l’édito en question évoque, avec une subjectivité déconcertante, ''un rendez-vous manqué pour la démocratie algérienne''”, écrit l'ambassadeur. Soulignant “le caractère délibérément outrageux et violent de ce texte, prenant pour cible le Président de la République et l’institution militaire”, M, Daoud s'interroge sur ce qui motive réellement un tel acharnement “qui se renouvelle sciemment, à l’approche de chaque échéance politique dans mon pays”.

“L’on est, légitimement, en droit de s’interroger sur la démarche du Monde, voire sa motivation, lorsqu’il s’empresse de lancer un jugement de valeur considérant ''L’Algérie dans l’impasse autoritaire'', avant même de concrétiser l’interview prévue dans quelques jours avec le Chef de l’Etat, pour aborder, selon la demande formulée, ''les enjeux du processus institutionnel en cours en Algérie''», poursuit-il, tout en mettant en exergue “ les expressions subjectives usitées”, à l’instar de ''régime'', ''façade civile aux militaires'', ''réflexes autoritaires'', ''répression massive'', qui, selon lui, “relèvent, en effet, des clichés éculés, véhiculés et ressassés sans cesse par un nombre de médias”.

Plus loin dans son réquisitoire, l'ambassadeur accuse le journal français de “déformer la réalité en employant des qualificatifs inappropriés, présentant ainsi, le maintien de l’ordre, prérogative régalienne de tout Etat, comme pratique de ''répression'', et d'''étouffement''”. Dans ce sens, il rappellera que l'Algérie “forte de ses institutions s'est engagée sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune dans un processus de renouveau national conformément aux aspirations du Hirak ''authentique'' et ''beni'' et qu'elle demeure déterminée à mener à terme les réformes entreprises quelles qu’en soient les entraves et leur instigateur”.

“Il semble que l’écho favorable engendré par cette interview ait suscité la réaction de certaines parties à l’origine de manœuvres visant à discréditer l’œuvre salutaire entamée en Algérie depuis les élections présidentielle du 12 décembre 2019. Rendez-vous durant lequel, faut-il le rappeler, le peuple algérien a, souverainement et démocratiquement, élu son Président”, dit-il. Et de regretter “de constater que les héritiers de cette institution de référence en matière de journalisme se situent à des lieues des principes de déontologie imprimés par son fondateur Hubert Beuve-Méry dont les positions concernant la révolution algérienne contre le colonialisme restent inscrites dans les annales de la presse française”.

“Cela dit, loin de moi la prétention d’apprendre au Monde que la satisfaction béate et la critique injuste sont autant d’attitudes négatives, raison pour laquelle, son envoyé spécial reste le bienvenu pour découvrir la nouvelle Algérie dont l’avenir n’est point ''confisqué'' mais bien pris en charge par toutes les forces vives de la Nation”, conclut-il.

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