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Publié le : 30 Novembre, 2020 - 17:40 Temps de Lecture 2 minute(s) 996 Vue(s) Commentaire(s)

CAMAN réagit à la vacance de la présidence : ‘’une transition démocratique indépendante et un processus constituant, conduits par une conférence nationale souveraine, sont incontournables’’

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Dans un communiqué diffusé ce lundi 30 novembre 2020, le collectif des Amis du Manifeste pour l’Algérie nouvelle (CAMAN), a estimé que la solution à la crise politique que vit actuellement notre pays, notamment l’absence depuis 45 jours, de Abdelmadjid Tebboune «ne peut se réduire à l’article 102, plus administratif que politique, ni à la réhabilitation d’anciens responsables du système plus ou moins éloignés des centres de décision par la férocité des luttes claniques». «Depuis plus d’un mois, l’Algérie se retrouve à nouveau sans président de l’État. L’épisode semble, à priori, pire que la vacance présidentielle de l’intervalle 2012-2019», constate le CAMAN.

Pour le collectif, le fait que «le peuple n’a même pas droit à des images muettes de M. Abdelmadjid Teboune», est une preuve de plus du «mépris coutumier à l’encontre des citoyen.ne.s», alors que «les dirigeants apparents continuent de revendiquer ‘’ses’’ directives quotidiennes sans pouvoir dissimuler un déficit sans précédent en matière de compétence institutionnelle et de réactivité d’État».

Le CAMAN estime en effet que «l’État souffre d’un véritable imbroglio juridique et institutionnel illustré notamment par un Conseil constitutionnel immuable sans accord des membres désignés par le Président, sans compter le dernier renouvellement de sa présidence pour le moins juridiquement controversé, un président du Conseil de la Nation intérimaire, une nouvelle constitution illégitime et impossible à promulguer sans président de l’État, l’usage d’un Parlement gravement entaché par les révélations judiciaires des dessous des listes électorales...».

Il y a péril en la demeure, selon le CAMAN qui préconise que les décideurs «s’en remettent au peuple souverain conformément aux articles 7 et 8 de la Constitution» à commencer par «mettre à la retraite tous les dirigeants sécuritaires et militaires de plus de 64 ans», propose le CAMAN. Et de poursuivre : «le rajeunissement du commandement est un respect de la Loi, une exigence urgente de la sécurité nationale et un gage de réussite d’un processus démocratique incontournable pour toute solution durable», ainsi que la «libération inconditionnelle et la réhabilitation et dédommagement des détenus politiques et d’opinion, l’abandon de toutes poursuites judiciaires à caractère politique et la levée de toutes les entraves aux droits et libertés des citoyens ainsi que l’abrogation des lois et règlements liberticides».

Enfin, «une transition démocratique indépendante du système vouée à un processus constituant tous deux conduits par une conférence nationale souveraine est incontournable dans ce sens», conclut le CAMAN

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