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Accueil À la Lutte Le cinéaste Cherif Aggoune inhumé hier à Paris
Publié le : 24 Décembre, 2019 - 12:35 Temps de Lecture 2 minute(s) 1332 Vue(s) Commentaire(s)

Le cinéaste Cherif Aggoune inhumé hier à Paris

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Décédé mardi dernier des suites d’une crise cardiaque à l’âge de 71 ans, à Paris, le cinéaste Cherif Aggoune a été inhumé hier dans la mème ville en présence de sa famille, de ses amis et de plusieurs artistes et visages connus du cinéma algérien. Parmi les présents, on trouve les trois artistes et chanteurs, Cheikh Sidi Bimol, Aklid et Ali Amrane, Lounes Thagrawla, le poète Benmohamed, le comédien Niddal El Mellouhi et les réalisateurs Belkacem Hadjadj, Bachir Derraïs et Abdelkrim Bahloul.

L’Algérie perd un autre visage du cinéma après la disparition, le 17 septembre dernier, du grand cinéaste Moussa Haddad. Cherif Aggoune est le réalisateur du premier court-métrage en langue berbère La Fin des Djinns, en 1990. Il compte dans son palmarès plusieurs autres projets cinématographiques dont son premier long métrage L’héroïne, réalisé en 2013, et son film documentaire Rocher noir, à travers lequel il est revenu sur l’organisation du référendum pour l’autodétermination du peuple algérien et la formation du premier Exécutif provisoire.

Fidèle à lui-même, Cherif Aggoune a toujours campé sur ses positions politiques et culturelles. Comme producteur et réalisateur, il s’est toujours intéressé aux projets à petits budgets et souvent autofinancés. Il s’opposait à la compromission et il était toujours présent quand il s’agit de défendre la profession et son monde, la culture, l'identité Amazigh, la diversité et le changement démocratique du système. Joyeux et souriant, il est l’un des rares qui ne rate aucun événement cinématographique, qu’il soit un festival ou une rencontre, surtout si celle-ci ou celui-là est alternatif et non folklorique soutenu par le pouvoir.

Cherif Aggoune, qui a profondément cru jusqu’au dernier souffle à la révolution populaire du peuple, a toujours accompagné le Hirak avec sa caméra. Il comptait même en faire un film documentaire. Ses amis et proches assurent que ses rushes seront récupérées pour être finalisées et réalisées prochainement.

La vie en a voulu qu’il quitte ce monde à Paris, où il devait passé quelques jours avant de rentrer à Alger, début janvier. Paris est la ville où il a vécu une partie de sa vie et où il a découvert l’amour du cinéma et fait ses premiers pas dans le 7ème art.

Plusieurs hommages lui ont été rendus notamment dans son village natal à Béjaïa, à Alger, lors de la 44ème vendredi de la mobilisation du peuple afin de rappeler que Cherif Aggoune est toujours présent dans le Hirak et à Paris, dimanche dernier, en présence de plusieurs artistes, comédiens et réalisateurs. Ces hommages ont été organisés à l’image de l’artiste avec des témoignages, mais surtout des chants notamment ceux qu’il aimait.

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