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Publié le : 01 Octobre, 2019 - 15:00 Temps de Lecture 4 minute(s) 2008 Vue(s) Commentaire(s)

Le Cread et Riposte Internationale accusent Gaïd Salah de piétinement des engagements internationaux de l’Algérie en terme de respect des droits humains

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Elles le citent nommément dans l’intitulé de leur saisine, adressée cette semaine aux responsables des instances internationales de défense des droits humains. Le Centre de réflexion et d’action pour la démocratie (Cread) ainsi que Riposte Internationale accusent le chef d’État-major Gaïd Salah de «tentative de division du peuple algérien», une «dérive très grave», dénoncent les deux ONG. «Nous, Centre de réflexion et d’action pour la démocratie et Riposte Internationale, introduisons la présente requête afin qu’un rappel soit adressé aux autorités Algériennes, concernant les engagements qu’elles ont contractés à travers les différents traités internationaux qu’elles ont signés, qui lui font obligation de respecter les droits humains et notamment le volet ayant trait aux libertés individuelles et collectives», lit-on dans le communiqué commun des deux ONG, dans lesquelles siègent plusieurs défenseurs des droits humains d’origine d’algérienne.

Les deux ONG qualifient le mouvement du 22 février d’«inédit qui a forcé, selon elles, l’admiration des peuples du monde entier» et la mobilisation du peuple de «singulièrement massive et pacifique qui n’a connu que de très rares incidents». «Le peuple Algérien n’a cessé depuis le 22 février de revendiquer non seulement un changement mais une rupture totale avec les pratiques antidémocratiques et cela au travers d’une transition démocratique. Le caractère pacifique de cette volonté de rupture qui s’exprime sur l’ensemble du territoire Algérien, tous les vendredis, pour la société civile, et les mardis pour les étudiants, et Dimanche dans les grandes capitales européennes et nord-américaines, ne laisse aucun doute sur cette volonté d’une double rupture à la fois avec les pratiques du régime ainsi que le personnel qui l’incarne», indiquent-elles.

En effet, le pouvoir algérien n’excelle que dans deux choses, depuis le début du mouvement populaire en Algérie : répression des manifestants et emprisonnement des voix discordantes, en recourant mêmes à des pratiques racistes en mettons en prison des personnes interpellées en possession de drapeau Amazigh ou d’un maillot de la JSK.

Le Cread et Riposte Internationale alertent les instances internationales de défense des droits humains sur le comportement «agressive et violent du pouvoir Algérien, à sa tête le chef d’État-major, Gaïd Salah». «Face à la détermination inébranlable de la société civile, à travers ses manifestations massives hebdomadaires, à réclamer un changement de régime, l’État-major, qui cumule objectivement tous les pouvoirs civil, militaire, judiciaire et législatif, refuse d’accéder aux instances légitimes du peuple, tout en menant une politique répressive, et d’intimidation en ordonnant l’incarcération des leaders d’opinion comme Lakhdar Bouregaâ, un héros de la guerre d’indépendance, des chefs de partis dont Louisa Hanoune, secrétaire générale du PT, et Karim Tabbou, de l’Union Démocratique et Sociale et Samira Messouci, élue du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie . Plus d’une vingtaine de manifestants sont interpellés le 13 septembre, lors du 30ème vendredi de manifestation. Des dizaines d’étudiants arrêtés lors des manifestations du mardi 17 septembre pour avoir pris part à des manifestations. Le militant Samir Benlarbi et l’activiste Fodil Boumala… sans oublier la mort de trois jeunes citoyens survenu du fait de violentes charges policières injustifiées», s’indignent-elles.

Et de prévenir : «la situation actuelle de blocage entièrement imputable au régime de par son double refus ; accéder aux revendications légitimes et de renoncer à sa politique de répression à l’encontre de la société ; cette attitude d’enfermement risque à terme un durcissement de la situation. Les faits suivants sont directement imputables à la nature du régime et ses choix. Ils se traduisent par l’interdiction des marches avec toutes les formes d’intimidation y afférentes ; par la constitution de barrages filtrants et fouilles systématiques des véhicules avec l’intimidation des passagers à bord. La capitale fait l’objet d’un état de siège de fait en interdisant l’accès et le refus maquillé de manifester sur des places emblématiques de la contestation telle la grande poste. Le black-out des médias officiels et leurs silences sur les évènements. Alors que la télévision officielle retransmet les discours du chef de l’état-major, discours qui flirtent avec le racisme et l’incitation à la haine. Les différentes arrestations qu’elles soient ciblées ou pas des militantes et des militants et même des élus. Arrestations facilitées par une justice et des forces de l’ordre instrumentalisées alors que leur noble mission consiste à protéger les citoyens.»

Les deux ONG rappellent que L’État-major, Gaïd Salah, qui dirige de fait l’Algérie, «ne bénéficie d’aucune légitimité quelconque, légale, politique ou morale». «Gaïd Salah s’est arrogé, selon elles, par la force tous les pouvoirs civils et militaires», insistent-elles. Les raisons pour lesquelles, elles appellent les instances internationales de défense des droits humains à «dénoncer ce coup de force du régime illégitime et soutenir le soulèvement pacifique et légitime du peuple algérien», indiquent les deux ONG à la fin de leur appel.

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