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Publié le : 28 Juillet, 2021 - 15:55 Temps de Lecture 3 minute(s) 536 Vue(s) Commentaire(s)

Le Journal Féministe Algérien soutient El Watan et dénonce le restrictions financières qui l’asphyxient

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Dans ces temps durs, des médias sont traqués plus que les auteurs des féminicides et plus que les corrompus qui ont mené ce pays à cette catastrophe.

Dans un communiqué rendu public hier, lundi 27 juillet 2021, les animatrices du Journal Féministe Algérien ont tenu à exprimer leur solidarité indéfectible avec le quotidien francophone, El Watan, qui souffre depuis des années d’une asphyxie financière sans égale, orchestrée par le pouvoir en place afin d’étouffer cette voix libre et discordante. Dans un communiqué publié, cette semaine, par le quotidien, El Watan avoue qu’«il vit une situation insoutenable financièrement et qu’il risque, au grand malheurs de ses lecteurs, de fermer les portes». «El Watan est menacé de disparaître comme ont disparu plusieurs quotidiens et journalistes-même, assassiné.e.s, intimidé.e.s, emprisonné.e.s, condamné.e.s, poussé.e.s à l'exil… La censure et la répression n'ont pas commencé avec le Hirak ! Les intimidations n'ont pas commencé avec le hirak ! Non ! les journalistes n'ont pas commencé à subir avec le Hirak: justement le Hirak a eu lieu car il y a eu le ras-le-bol des pratiques répressives», s’indignent les animatrices du Journal Féministe Algérien.

Les animatrices du Journal Féministe Algérien craignent que cela ne soit une simple fermeture de quotidiens à cause de crises financières, mais va au-delà, notamment vers la remise en cause des acquis démocratiques. «Nous vivons visiblement la perte de nos acquis légitimes d’Octobre 1988. Sommes nous en train de retourner au temps du parti unique au nom d'une démocratie de façade ?» s’interrogent-elles. Et d’ajouter : «Durant les années 90, El Watan, fondé en 1990 à la suite de la promulgation de la loi no 90-07 du 3 avril 1990 (dite loi Hamrouche) autorisant la presse privée en Algérie, a été suspendu plus de six fois. C’est un acquis clairement menacé encore une fois aujourd’hui !»

Le multipartisme, comme la liberté de la presse et d’expression, est aussi menacé en Algérie, insiste le Journal Féministe Algérien. Plusieurs partis et associations sont menacés de dissolution, le cas d’El Watan, évoquent les animatrices de ce premier journal féministe. «Les médias ne sont pas les seuls à subir...nous vivons aujourd’hui des tentatives de dissolution de tout ce qui est organisé, de geler et d'affaiblir toute action citoyenne. Personne n'y échappe : militant.e.s, associations, partis politiques, presse, syndicats, des citoyen.ne.s privé.e.s de leurs droits fondamentaux, des chefs de partis emprisonnés, des partis et des associations poursuivi.e.s en justice, une société civile sans moyens menacée et diabolisée...à quelle fins? Sommes nous les indigènes de la nouvelle Algérie ?», se demandent-elles.

«Nous mêmes qui pourtant sommes d'un mouvement de lutte qui a rarement bénéficié de la solidarité de ses compatriotes, réalisons parfaitement que le silence complice ne fera que se retourner contre nos luttes tôt ou tard!, appelons à la solidarité active et expressive avec El Watan et son personnel, ainsi que tous les médias qui subissent la censure et la répression», affirment-elles. Les animatrices du Journal Féministe Algérien* témoignent aussi de leur solidarité avec le PST, le MDS, l'UCP et leurs militant.e.s.
Elles se solidarisent aussi avec l'association RAJ, toutes les associations et collectifs qui subissent les intimidations, les poursuites et l'injustice ainsi qu’avec les détenu.e.s et les poursuivi.e.s de l'injustice, d'avant et d'après le hirak.

Les animatrices du Journal Féministe Algérien réitèrent leur soutien indéfectible avec les détenu.e s et les opprimé.e.s des lois et des pratiques sociales, et principalement les femmes dans toute leur diversité, sans oublier les victimes des système de santés défaillants, les victimes de la précarité, de la pauvreté et des échecs de ce système local et mondial, les victimes des crises sanitaires et économiques ainsi que les victimes du capital et ses détenteurs (travailleuses et travailleurs).

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