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Publié le : 26 Janvier, 2021 - 15:30 Temps de Lecture 2 minute(s) 423 Vue(s) Commentaire(s)

Le juge Sadedin Merzoug relaxé dans un dossier et condamné à six mois de suspension dans un autre

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Après un premier report en juin 2020, liée à l’absence d’un représentant du département de justice, la comparution du juge Sadedin Merzoug devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est finalement tenue, hier lundi 25 janvier 2021. Il est le premier magistrat à avoir défié sa tutelle et à être jugé pour son engagement dans le mouvement populaire de février 2019.

Le président du Club des Magistrats, Sadedin Merzoug, a comparu, hier, devant le conseil supérieur de la magistrature pour une série d’accusations, estime le département de justice, qui lui reproche d’«avoir violé le devoir de réserve à travers des prises de positions entre autres, l’appel au boycott des élections du 18 avril et la présidentielle du 4 juillet, l’appel fait aux membres du conseil supérieur de magistrature de rejoindre le mouvement populaire, incitation des magistrats à la grève du 26 octobre, obstruction à la justice et déstabilisation des institutions de l’État».

Au bout de plusieurs heures de débats et de plaidoiries, le CSM a décidé de relaxer le juge Saadine Merzoug dans le premier dossier, mais l’a condamné à «six mois de suspension avec réduction de son salaire de moitié dans le deuxième», affirment des défenseurs des droits humains. Ces derniers ajoutent que le traitement du troisième dossier, dans lequel le juge risque des poursuites judiciaires, a été reporté à une date ultérieur.

Malgré ses déboires, le juge ne décroche pas

Depuis le début de ses déboires avec la justice, il y a une année, le président du Club des Magistrats n’a pas une seule fois décroché. À contrario, au risque d’irriter sa tutelle, le juge est resté fidèle à ses positions, allant jusqu’à s’attaquer frontalement à Belkacem Zeghmati, ministre de la justice et garde des sceaux, qu’il a qualifié d’«illégitime». Mais c’est son engagement pour le mouvement populaire et ses posts Facebook critiquant le pouvoir qui lui devront une série de sanctions. Son appel à une grève des Magistrats en octobre 2019, a exacerbé l’ire du ministre de la justice qui entame une procédure de suspension du juge pour «rébellion».

Aussi, le 12 décembre 2019, il reçoit une notification lui annonçant sa suspension de ses fonctions de juge. Son dossier sera, par ailleurs, transmis au Conseil supérieur de Magistrature qui, après le report de juin 2020, a fini par statuer dans son cas aujourd’hui.

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