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Publié le : 11 Août, 2020 - 16:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 717 Vue(s) Commentaire(s)

Le syndicat national des journalistes (SNJ) qualifie de grave précédant la condamnation de Khaled Drareni

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Le syndicat national des journalistes (SNJ) a condamné hier (lundi), la peine de «trois ans de prison ferme», infligée au journaliste Khaled Drareni par le tribunal de Sidi M’hamed, qualifiant les faits de «grave précédent ».

Pour le SNJ qui s’exprime par la voix de son secrétaire général, Kamel Amarni, «l’espoir vire donc au cauchemar». «Le syndicat national des journalistes à l’instar de l’ensemble de la corporation, de la classe politique, d’acteurs de la société civile, de l’opinion publique en général, entretenait en effet cet espoir de voir notre confrère libre, après cinq longs mois de détention. Un espoir que justifiait de précédents verdicts prononcés à l’encontre de Samir Benlarbi, et Slimane Hamitouche, poursuivis dans la même affaire que Drareni pour, officiellement, ‘’atteinte à l’unité nationale’’ et ‘’incitation à attroupement non-armé’’», regrette le secrétaire général du SNJ, Kamel Amarni . Et d’expliquer : «les deux premiers cités avaient ainsi bénéficié, avant même le procès de ce lundi, d’une remise en liberté provisoire et condamnés, désormais, à 2 ans de prison, dont 4 mois fermes et déjà purgés.»*

«Pourquoi notre confrère a été différemment traité dans cette affaire et se voit, lui, infliger une peine d’emprisonnement ferme, et particulièrement lourde ? Parce qu’il s’agit d’un journaliste ?», s’interroge-t-il. Et au SNJ de poursuivre: «les faits sont là, en tout cas, têtus, et qui confortent cette effrayante hypothèse. À travers cette affaire, le pouvoir vient d’inverser lui-même les éléments de sa propre thèse consistant à plaider pour un traitement équitable, et une application indistinctement de toute autre considération, de la loi sur tous.»

«En extraire exceptionnellement un citoyen, parce que, en l’espèce, il s’agit d’un journaliste, est un précédant grave, condamnable et qui n’augure rien de bon quant aux intentions réelles du pouvoir par rapport à la liberté d’expression et de la presse en particulier», estime le SNJ dans le même communiqué. Avant de réclamer sa libération. «L’Algérie, pionnière en matière de la libre expression et de la presse dans la région depuis trois décennies, ne peut se permettre de renoncer à ces acquis si chèrement arrachés par des générations de journalistes et de militants, au prix d’énormes sacrifices et des années de lutte contre l’arbitraire, l’obscurantisme, l’autoritarisme et le terrorisme. Et c’est spontanément que nous réclamons la mise en liberté de notre confrère Khaled Drareni», conclut le SNJ.

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