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Publié le : 16 Mars, 2021 - 13:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 1074 Vue(s) Commentaire(s)

Les féministes condamnent l’atteinte à la vie privée de Bouchra Okbi et appellent à la mobilisation contre le cyberharcèlement

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Une vidéo intime de la comédienne algérienne Bouchra Okbi, diffusée sur les réseaux sociaux, ne cesse de susciter des réactions. En plus des messages d’indignations, plusieurs voix se sont élevées et ont appelé à mettre un terme à la violence et aux atteintes à la vie privée sur la toile. Les associations féministes, premières à réagir à l’affaire de Bouchra Okbi, ont en effet condamné l’«atteinte à sa vie privée, par ses auteurs ainsi que tous ceux qui ont relayé les vidéos la concernant, par haine ou par voyeurisme».

Aussi, ont-elles appelé, dans un communiqué diffusé lundi, au «retrait immédiat (sous peine de poursuites judiciaires) de toutes les pages, des vidéos qui ont porté atteinte à la vie privée de Bouchra Okbi, ainsi qu’à celle de toutes les autres victimes, qu'elles soient connues ou inconnues». Dans le même sillage, elles revendiquent «des lois efficaces avec la possibilité de déposer plainte tout en protégeant l’identité des victimes, qui doivent bénéficier de ce mécanisme de protection de façon immédiate», car selon elles, «beaucoup de victimes de violences sur les réseaux sociaux, de chantage via des photos et des vidéos, restent silencieuses et cèdent par peur de leurs proches, ou familles».

Par ailleurs, toujours fidèles à leur première revendication, à savoir l’abrogation du code de la famille, les féministes algériennes rappellent que ce dernier «oblige les mères divorcées à choisir entre la garde de leurs enfants, et leurs droits civils à travers des articles discriminatoires qui prétendent prioriser l’intérêt de l’enfant hors qu'en réalité ils ne servent que d’outil de chantage et de pression de la part des ex-maris, et le chantage ainsi que l'agression que vient de le vivre madame Bouchra Okbi en est un exemple: un ex-mari violent qui tente de lui retirer la garde de ses filles avec la complicité d'un autre homme».

Pour conclure, les rédactrices du communiqué dénoncent «particulièrement le harcèlement et les violences dans les médias et sur les réseaux sociaux contre les femmes visibles: politiciennes, militantes dont les féministes, actrices, artistes…. Ces violences sexistes et misogynes visent souvent des femmes engagées pour les exclure des espaces d’expression et de visibilité, afin de les bannir de la sphère publique», tout en appelant la diaspora à « se mobiliser et à signaler, voire porter plainte contre les harceleurs et les auteurs des cyber-violences qui vivent à l'étranger».

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