IMG-LOGO
Accueil À la Lutte Les femmes de Béjaïa marchent pour les détenus d’opinion
Publié le : 26 Octobre, 2020 - 14:15 Temps de Lecture 2 minute(s) 367 Vue(s) Commentaire(s)

Les femmes de Béjaïa marchent pour les détenus d’opinion

IMG

Crédit photo : LB

Certes timide mais l’opposition ne faiblit pas, à Béjaïa, notamment où plusieurs dizaines de femmes ont marché ce lundi, pour réclamer la libération des détenus d’opinion.

Bravant l’interdiction de rassemblement, le Hirak a de nouveau manifesté dans les rues de Béjaïa, ce lundi 26 octobre, pour réitérer sa revendication première, à savoir la libération de tous les détenus d’opinion. Le mot d’ordre, cette fois-ci, émanait d’un collectif de femmes dont des militantes et des enseignantes connues pour être des membres actives dans le soulèvement populaire du 22 février 2019. Pour ces femmes qui ont émergé en tant qu’actrices incontournables du mouvement populaire et qui militent sans relâche pour plus de justice sociale, pour une justice indépendante et un État de droit, le véritable changement n’arrivera qu’avec le départ du pouvoir en place et non pas par une révision «bancale» de la loi fondamentale qui de surcroît, octroie les pleins pouvoirs au président de la République. Aussi, les manifestantes ont tenu à marquer leur rejet du referendum prévu le 1er novembre sur la nouvelle constitution.

Le défilé, avec à sa tête, la députée du parti Rassemblement pour la culture et la Démocratie (RCD), Nora Ouali, et Sabrina Zouaghi, enseignantes universitaire, a embrayé à partir du théâtre vers la place de la liberté d’expression Saïd Mekbel sous les slogans «Tilelli i maɣnassen, lḥebs i makaren (Liberté pour les militants, prison pour les voleurs)», «Attruḥum, nekni nnad attruḥem (Vous partirez, nous avons décidé que vous partiez)» ou encore «Djazayer Hourra Demoqratiya (Algérie libre et démocratique)».

Une fois sur les lieux, elles se sont de nouveau rassemblées, brandissant les portraits des détenus d’opinion, parmi lesquels le militant Yanis Adjilia ou encore le député démissionnaire Khaled Tazaghart, pour lequel, faut-il le souligner, un arrêt de travail entre 10h30 et 12h, sera observé demain à Tazmalt, sa ville natale.

Laissez un commentaire