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Publié le : 24 Juillet, 2020 - 19:30 Temps de Lecture 2 minute(s) 1138 Vue(s) Commentaire(s)

L’état de santé de Issam Sayeh et Abdellah Benaoum se dégrade en prison : plusieurs appels lancés pour leur prise en charge médicale

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Aujourd’hui, l’issue fatale d’un jeûne de protestation en milieu carcéral, risque de se répéter avec un autre détenu qui compte mener son action, jusqu’au bout; jusqu’à sa libération.

Le 28 mai 2019, Kameleddine Fekhar, médecin et militant des droits humains, mourrait en prison à l’âge de 54 ans, après une grève de la faim qu’il avait entamé pour protester contre son incarcération. Il avait été arrêté, deux mois plutôt, après avoir été accusé de vouloir «porter atteinte aux institutions de l’État» ou encore pour le fait d’avoir «affiché son soutien au soulèvement populaire du 22 février pour une Algérie démocratique».

Mohamed Tamalt, journaliste et blogueur algero-britannique, est mort également des suites d’une grève de la faim à la prison de Koléa où il purgeait une peine de «deux années de prison ferme». Il avait été arrêté en juin 2016, à son retour de Londres où il était en exil, pour avoir «porter atteinte atteinte et offenser le président déchu Abdelazziz Bouteflika».

Aujourd’hui, l’issue fatale d’un jeûne de protestation en milieu carcéral, risque de se répéter avec un autre détenu qui compte mener son action, jusqu’au bout; à savoir jusqu’à sa libération. Il s’agit de Issam Sayeh, jeune activiste «en grève de la faim depuis 25 jours», indique son avocat, Mohamed Amine Bendahmane. Ce jeune activiste originaire de Tlemcen, a été arrêt, le 30 mai dernier, avant d’être présenté, le lendemain, devant le tribunal de Remchi, en comparution immédiate. Il a été condamné à «18 mois de prison ferme avec dépôt», pour «atteinte à la personne du président de la République et outrage à corps constitué».

Le 20 juillet passé, sa peine est réduite à «une année de prison ferme», lors de son procès en appel, au moment où le parquet avait requis «le durcissement de la peine».

«Abdellah Benaoum se trouve dans la même situation», assurent ses avocats. Ces derniers ne cessent, depuis plusieurs semaines, d’interpeller les autorités judiciaires sur la dégradation de sa santé. Considéré par les avocats et les défenseurs des droits humains comme «détenu d’opinion», ce militant du «mouvement islamiste et ancien membre de l’AIS, chose que lui reprochent beaucoup de militants et à cause de laquelle son cas a engendré peu de solidarité», est en détention préventive depuis le 10 décembre 2019. «Son état de santé s’est sérieusement dégradé à cause des problèmes au cœur», ajoutent-ils. Et bien que ses avocats aient introduit à plusieurs reprises, des demandes de mise en liberté, celles-ci ont connu une fin de non-recevoir de la part des autorités judiciaires. La dernière en date remonte au 12 juillet 2020, mais la chambre d’accusation de la cour de justice de Relizane, s’est déclaré «juridiquement non compétente pour étudier la demande de libération de Abdellah Benaoum», a indiqué le collectif de défense du prévenu.

Aux dernières nouvelles parvenus par le biais de ses avocats, Abdellah Benaoum a été transféré, le 15 juillet dernier, de la prison d’Oran vers la prison Belaassel, dans la wilaya de Relizane.

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