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Accueil À la Lutte L’hospitalisation et la disparition de Tebboune qui rappellent l’ère Bouteflika
Publié le : 24 Novembre, 2020 - 22:00 Temps de Lecture 3 minute(s) 1004 Vue(s) Commentaire(s)

L’hospitalisation et la disparition de Tebboune qui rappellent l’ère Bouteflika

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Le manque d’informations et l’opacité autour de l’absence de Tebboune alimentent nombre de rumeurs mais surtout, fragilisent davantage l’image d’un «président mal élu», dont la légitimité, déjà contestée, a été anéantie lors du référendum constitutionnel, boycotté par 67% des électeurs.

Le 24 octobre 2020, la présidence de la République annonçait dans un communiqué que le chef de l’État s’est mis en «confinement volontaire pour cinq jours avec reprise imminente de l’activité». Depuis, Abdelmadjid Tebboune a totalement disparu de la scène politique et médiatique. Entre temps, les réseaux sociaux et certains médias 2.0 étrangers bruissent de rumeurs; ou tente de deviner ce qui peut bien se passer entre les murs du sérail.

Les conjectures vont bon train ; certains parlent de «coup d’État et d’un Après-Tebboune qui se prépare déjà», d’autres de «tentative d’assassinat en plein conseil des ministres». Mais la plus surprenante de toutes et qui ne relèverait pas de la fiction, émane d’un journal électronique. En effet, une édition du site Afrik.com a annoncé, ce lundi novembre 2020, que «l’Algérie se préparerait à l’annonce imminente, dans les heures qui viennent d’un important communiqué officiel qui annoncerait le décès du Président algérien suite à son infection par le Covid-19».

Et lorsqu’il évoque ses sources, le journal cite un media étranger Le7Tv qui parle d’«une visite dimanche 22 novembre 2020, absolument non programmée, et pour le moins assez surprenante, pour ne pas dire intrigante, de l’Ambassadrice d’Allemagne qui a rencontré à la hâte, Abdelaziz Djerad, le chef du Gouvernement algérien, ce qui a semé encore plus le doute dans l’esprit des experts qui suivent la diplomatie hautement opaque de la junte militaire algérienne».

De fait, toutes les rumeurs convergent vers le même point : il se passe bien quelque chose ! Alors qu’il n’était plus visible depuis le 15 octobre 2020, Abdelmadjid Tebboune se met en «confinement volontaire pour cinq jours avec reprise imminente de l’activité», annonce la Présidence de la République dix jours plus tard, soit le 24 du mois. Le 27, il est «admis à l’hôpital de Aïn Naâdja», avant d’être, «évacué en Allemagne», le lendemain ! Le 3 novembre un autre communiqué nous apprend que le chef de l’État est «admis dans un des plus grands hôpitaux du monde pour poursuivre des soins spécialisés», sans référer à la nature de la maladie. Le 8 novembre, un autre communiqué est relayé par l’agence officielle disant que «Tebboune continue de recevoir un traitement dans un hôpital allemand spécialisé après avoir contracté la Covid-19. Le staff médical assure que Monsieur le Président réagit au traitement et que son état de santé s'améliore progressivement conformément au protocole sanitaire». «Le staff médical qui l’accompagne assure que le Président Tebboune a achevé le protocole de soins prescrit et subit actuellement des examens médicaux post-protocole», indique le dernier communiqué publié le 15 novembre dernier.

Pour les observateurs de la scène politique, il n’est pas tout à fait impossible que nous soyons entrain de revivre le même scénario de 2013 : Abdelazziz Bouteflika est victime d’un «accident ischémique transitoire sans séquelles», alors annoncé son entourage, mais qui se révélera être, par la suite, un AVC qui aura permis à son frère Saïd de prendre le pouvoir et diriger le pays pendant plus de six ans.

Aussi, le manque d’informations et l’opacité autour de l’absence de Tebboune alimentent nombre de rumeurs, mais surtout fragilisent, davantage, l’image d’«un président mal élu» et dont la légitimité, déjà contestée, a été anéantie lors du référendum constitutionnel, boycotté par 67% des électeurs.

D’un autre côté, son absence met à mal la gestion de son gouvernement, tout aussi contesté, notamment en ce qui concerne la pandémie du coronavirus. In Fine, cette situation génère une grande inquiétude chez les algériens qui se demandent, à juste titre, s’il y a un président à la tête du pays !

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