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Publié le : 19 Janvier, 2021 - 20:20 Temps de Lecture 2 minute(s) 431 Vue(s) Commentaire(s)

À l’initiative de plusieurs artistes et militants, une grande campagne de solidarité avec Walid Kechida prévue ce 21 janvier 2021

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Depuis la condamnation de Walid Kechida à «trois ans de prison ferme», une levée de boucliers a été déclenchée chez les activistes et militants du mouvement populaire. Des centaines de messages d’indignation, mêlés à la colère, ont inondé les réseaux sociaux. Les Unes de journaux du monde entier ont également titré sur l’affaire.

Aujourd’hui, à défaut de pouvoir le faire sur le terrain en raison de la crise sanitaire du Covid-19, une autre action de plus grande ampleur a été lancée par des artistes, entre autres, Amel Zen, le Bedeiste Nime ou encore l’humoriste Kamel Abdat. Ces derniers ont appelé à une campagne de solidarité de 24 heures sur réseaux sociaux, le 21 janvier 2021, sous le slogan «24 heures pour Walid».

Avec les hashtags #FreeWalid et #MémesAreNotCrime, les activistes insistent sur une participation massive des internautes, en postant une vidéo de 30 secondes, des photos du détenu d’opinion ou des mèmes. «Jeudi 21 janvier 2021, nous serons des millions d’Algériennes et d’Algériens dans les quatre coins du monde, au rendez-vous toute la journée : sur Facebook, sur Twitter, sur Instagram et partout ailleurs», ont exhorté les activistes. Et de poursuivre : *«Nous serons solidaires de Walid Kechida en postant une vidéo de 30 secondes, ou des photos de Walid, ou en faisant des “memes”, des dessins ou quelques mots de soutien, et en lui envoyant des lettres. Inondons les réseaux avec les hashtags : #FreeWalidKechida #MemesAreNotACrime!»

À travers cette action, les activistes tiennent également à dénoncer l’incarcération «arbitraire» de Walid Kechida, depuis le 27 avril 2020, soit depuis plus de huit mois.

En effet, âgé de 25 ans seulement, ce jeune diplômé de l’université Ferhat Abbas, s’est retrouvé, du jour au lendemain, accusé d’«outrage à corps constitué, d’atteinte au président de la république, d’atteinte à la force publique dans l’exercice de ses fonctions et dénigrement du dogme ou préceptes de l’Islam».

Pour cause : Des Mèmes (des images virales comiques ou satiriques détournés) qu’il avait publié sur une page Facebook, Hirak-mèmes, en l’occurrence dont il est également le fondateur.

Lors de son procès, le 21 décembre 2020, le procureur de la République requiert «cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 Da». Le 4 janvier, le verdict tombe tel un couperet et provoque un tollé au sein de l’opinion public : «Trois ans de prison ferme» ont été prononcées contre lui. Il sera rejugé en appel le 24 janvier prochain.

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