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Publié le : 02 Octobre, 2022 - 11:35 Temps de Lecture 2 minute(s) 408 Vue(s) Commentaire(s)

L’ONU réclame la libération de Kamira Nait Sid

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Suite aux plaintes déposées par le Congrès Mondial Amazigh et Riposte International contre la détention arbitraire de Kamira Nait Said depuis le 24 aout 2021, un groupe de travail des Nations Unies (GTDA-ONU) a rendu son rapport et réclame la libération immédiate de la coprésidente du CMA.

Le groupe de travail se base dans sa plaidoirie sur plusieurs facteurs qui rendent illégale l’incarcération de la militante, en premier lieu, « ses activités de défense des droits des Amazighs, protégées par le droit à la liberté d’expression garanti par l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) et par l’article 19 du Pacte international sur les droits civils et politiques, et que l’intéressée a été placée en détention pour avoir pacifiquement exercé ce droit » .

En deuxième lieu, le fait que Kamira Nait Sid « exerçait pacifiquement le droit à la liberté d’association garanti à l’article 20 de la DUDH et l’article 22 du Pacte international sur les droits civils et politiques, et elle a été arrêtée pour cette raison », indique encore le groupe de travail de l’ONU. Et de poursuivre que le Gouvernement algérien « ne fait état d’aucune activité menée par Mme Nait Sid pouvant être considérée comme constitutive d’un acte de terrorisme » . Aussi, « en l’absence d’informations démontrant son implication dans des actes de violence, aucun motif légitime ne justifie que l’exercice de ses libertés soit restreint », estime-t-on.

Le Groupe de travail en déduit que « l’intéressée a été arrêtée et placée en détention parce qu’elle est membre de la communauté amazighe et qu’elle défend les droits de celle-ci », et qu’elle est détenue pour « avoir exercé les droits consacrés aux articles 19 et 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et aux articles 19, 22 et 27 du Pacte international sur les droits civils et politiques et que sa privation de liberté est contraire aux dispositions de l’article 7 de la DUDH et de l’article 26 du Pacte. »

Qualifiant d’ « arbitraire » et « dénuée de tous fondements juridiques », le groupe de travail de l’ONU appelle le gouvernement algérien à « procéder immédiatement et sans condition à la libération de Mme Nait Sid ». Il appelle également à « ouvrir une enquête approfondie et indépendante sur les circonstances » de son incarcération et « prendre les mesures qui s’imposent contre les responsables de la violation de ses droits. »

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