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Accueil À la Lutte Malika Matoub accuse Rachad d’avoir ‘’manipulé ses propos‘’ et fustige les démocrates
Publié le : 31 Janvier, 2021 - 20:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 1195 Vue(s) Commentaire(s)

Malika Matoub accuse Rachad d’avoir ‘’manipulé ses propos‘’ et fustige les démocrates

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Face à la polémique autour de ses propos tenus lors de la commémoration de l’anniversaire de l’assassinat du militant démocrate, Rachid Tigziri, Malika Matoub, s’est exprimé hier, dans un communiqué diffusé par la fondation Matoub Matoub, accusant le mouvement islamiste Rachad d’avoir «manipulé ses propos». Par ailleurs, elle a fustigé, encore une fois, la famille démocrate de «laisser Rachad brandir l’étendard de la vérité sur les crimes non élucidés». «Il aurait suffit que la famille qui avance se retrouve à la commémoration de l'assassinat de Rachid Tigziri , pour que les adeptes de l'invective et de la manipulation soient actionnés par la source du mal», a-t-elle écrit.

Et d’affirmer : «En manipulant mes propos lors de mon intervention en hommage à ce militant pure de la cause démocratique cité par Lounes dans Kenza (un serment à Djaout et la famille qui avance), ces sbires se dévoilent».

Tout en se disant «outrée de constater aujourd'hui que les démocrates, famille idéologique des militantes et militants assassinés, laissent Rachad brandir l'étendard de la vérité sur les crimes non élucidés», Malika espère toutefois qu’«à travers ce cri de cœur, que les "pervers politiques" ont voulu pervertir, interpeller et réveiller les consciences des démocrates»*.

Une phrase sortie de son contexte

Dans son intervention lors de la commémoration du 27ème anniversaire de la mort de Rachid Tigziri, Malika Matoub a, en effet, plaidé pour que la vérité soit rétablie et que la justice soit rendue aux victimes de la décennie noire, parmi lesquelles son frère, Matoub Lounes assassiné le 25 juin 1995. «En Kabyle, on dit tidett qui veut dire la vérité, et ce mot chez nous, n’a pas de pluriel, car il n’y a qu’une seule vérité (…). Aujourd’hui, au point où la vérité nous fait peur, ce sont les des assassins d’hier qui nous donnent des leçons sur la vérité et la justice», a-t-elle lancé au micro de berbère télévision. Et d’ajouter : «Je suis désolé, aujourd’hui, c’est Rachad qui parle de la vérité et de la justice et non les démocrates». C’est cette dernière phrase, sortie de son contexte, qui va provoquer une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.

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