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Accueil À la Lutte Me Aouicha Bekhti à l’Avant-Garde Algérie: Ali Ghediri subit l’arbitraire
Publié le : 04 Octobre, 2020 - 22:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 308 Vue(s) Commentaire(s)

Me Aouicha Bekhti à l’Avant-Garde Algérie: Ali Ghediri subit l’arbitraire

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Dans un entretien express accordé à l’Avant-Garde Algérie, en marge d’une conférence de presse animée par le comité de soutien de Ali Ghediri, l’avocate Me Aouicha Bekhti a déclaré que ce dernier est «entrain de subir l’arbitraire comme tous les détenus d’opinion». «Ali Ghediri s’est présenté à l’élection présidentielle, il a écrit, donné son avis dans la presse, puis on lui a inventé une histoire comme on l’a fait pour Khaled Drareni, Mohamed Tadjadit, et tous les détenus qu’on défend depuis l’année dernière», a-t-elle estimé. Et de préciser: «c’est sur la base du caractère arbitraire de son dossier que je me suis engagé à le défendre».

Pour Me Bekhti, «Ali Ghediri a cru en la constitution qui octroie le droit à tout citoyen de se présenter aux élections, ce qu’il a fait avant d’être stoppé net dans son élan par les décideurs, selon ses propos». «Aujourd’hui, il est accusé d’atteinte au moral des troupes, ce qui est absurde vu qu’il appartient à une fratrie de quatre enfants, tous des militaires, en plus de ses deux enfants qui sont aussi cadres de l’institution», a-t-elle encore estimé. Et de rappeler que «beaucoup de détenus dont le Moudjahid Lakhdar Bouregaa ont été poursuivis du même chef d’inculpation du temps de l’ancien chef d’État-major Gaïd Salah».

À une question relative à la justice, Me Aouicha Bekhti a affirmé que «nous revendiquons une justice indépendante, c’est la justice dont on rêve, qu’on appelle de nos vœux et de notre combat, et nous ne sommes pas les seuls, il y a aussi beaucoup de magistrats». Elle s’appuiera sur plusieurs exemples dont celui du procureur qui, «au lieu de faire un réquisitoire lors d’un des procès de détenus d’opinion, a fait une plaidoirie en faveur d’une justice indépendante», rappelle-t-elle, où encore «ce juge qui a prononcé la relaxe en faveur de sept détenus en déclarant qu’ils ont payé la rançon de leur engagement».

«Tadjadit ma douleur , Drareni ma fierté»

«J’ai connu Mohamed Tadjadit dès sa première affaire. Aussi, je me suis constitué des sa première première présentation. Ce jeune garçon petit et frêle était rempli de colère qu’on ne pouvait plus maîtriser», a déploré Me Bekhti, avant de lancer : «Mohamed Tadjadit est ma douleur».

Concernant le cas du journaliste Khaled Drareni qui, pour rappel, a été condamné en appel, à «deux ans de prison ferme», l’avocate est catégorique: «Khaled Drareni est notre fierté comme tous les autres d’ailleurs, mais lui est un phénomène. Quand on l’entend parler, on se dit qu’on n’a pas besoin de le défendre, car il est brillant. C’est ce qui les embête», dira-t-elle. Et d’expliquer : «avec tout ce qu’il subit, Khaled Drareni reste digne et fier. Mais même s’il a accepté le fait qu’il allait peut-être rester en prison, on le préfère en liberté comme tous les détenus d’opinion».

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