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Publié le : 07 Octobre, 2019 - 20:50 Temps de Lecture 2 minute(s) 977 Vue(s) Commentaire(s)

Me Nabila Smail : Lakhdar Bouragaa a décidé de rejoindre les jeunes détenus dans leur grève de la faim

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«Les jeunes détenu.e.s ont décidé d’entamer une grève de la faim, malgré les conditions inhumaines dans lesquelles ils sont incarcérés. Nous leur avons dit que ce qui dérangera le pouvoir, ce ne sera pas leur mort, mais c’est de rester en vie et de continuer le combat. Nous avons demandé à leur parents d’essayer de les convaincre de renoncer à leur action, en vain. Même Le moudjahid, Lakhdar Bouragaa, pour lequel nous avons introduit deux demandes de libération provisoire, dont la dernière lui a été refusée le 27 septembre dernier, a décidé de les soutenir et de les rejoindre dans leur grève de la faim», déclare Me Nabila Samil, dans une conférence de presse animée conjointement ce matin à Alger avec Me Nourdine Benissad, Me Mostefa Bouchachi, Me Noureddine Ahmine, Me Abdelghani Badi et Me Aissa Rahmoune.

Et d’ajouter : «les détenu.e.s ont conscience qu’ils sont utilisés comme bouc émissaire par le pouvoir. Ils ont accepté leur incarcération pour que la révolution continue et pour que le combat pour le changement radical aboutit.»

Les avocats défenseurs des droits humains tirent la sonnette d’alarme sur la situation des droits humains et sur les atteintes flagrantes à ces derniers. Ils expliquent qu’«il n’y a aucun texte de loi valable qui pourrait s’appliquer sur les cas des détenu.e.s politiques et d’opinions», incarcérés dans les différentes prions algériennes depuis le début de la révolution du sourire. Pire ! «Les procédures judiciaires ne sont aucunement appliquées», dénonce Me Nabila Samil. «Toutes les lois sur les procédures judiciaires ont été enfreintes. Les gens sont kidnappés. Ils ne sont pas interpellés. Je ne peux, en tant qu’avocate, parler d’interpellation ou de convocation. Ce sont des kidnappings, comme était le cas pour Karim Tabou, kidnappé de l’intérieur de sa maison, de Samir Belarbi, enlevé d’un cafétéria et de Fodil Boumala, kidnappé près de chez lui», s’indigne l’avocate.

Me Nabila Samil, tout en ayant conscience que le pouvoir est dans son rôle, appelle les juges à prendre leur responsabilité devant l’histoire. «Les juges doivent prendre leurs responsabilités devant l’histoire et les futures générations. Mais avant tout, ils doivent la prendre devant leurs consciences et devant leurs enfants», accuse-t-elle.

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