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Accueil À la Lutte Me Salah Dabouz agressé hier soir à Ghardaïa
Publié le : 10 Septembre, 2019 - 14:30 Temps de Lecture 2 minute(s) 1060 Vue(s) Commentaire(s)

Me Salah Dabouz agressé hier soir à Ghardaïa

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Me Salah Dabouz a fait, hier, l'objet d'une tentative d'assassinat à l’arme blanche dans la ville de Ghardaïa. L’acte a été commis par deux personnes cagoulées que Me Dabouz n’a pas pu identifiées. Cette agression a eu lieu la nuit, dans le quartier Choahine, pendant qu'il quittait le domicile du militant Kacem Soufghanem pour se rendre à la maison du syndicaliste Hadj Brahim Aouf où il était attendu. «Je voulais marcher à l’air libre avant d’arriver chez Aouf. Soudainement, deux personnes, munies d’armes blanches, se sont attaquées à moi. Je me suis défendu comme j’ai pu. j’ai évité le pire!», confie Me Dabouz pour l’Avant-Garde Algérie, joint hier soir par téléphone.

Me Dabouz a reçu plusieurs coups de couteaux au niveau du visage et des bras. Il a été transporté en urgence à l'hôpital Tirichine où il a été cousu des bras et pris les premiers soins. Il a quitté l’hôpital vers 1h du matin. «Je ne peux accuser personne pour le moment. Tout ce que je sais, est que j’étais visé personnellement. Le message est clair», ajoute-t-il.

Pour rappel, Me Dabouz n’a pas cessé de parler de menaces directes qu’il reçoit. La dernière en date remonte à quelques mois seulement, quand une personne l’a, publiquement, menacé de liquidation physique devant la justice de Ghardaïa. Me Dabouz est allé déposer plainte auprès du procureur de la même justice. Mais ce dernier n’a rien trouvé à lui dire que de lui demander si la personne en question était «arabe ou Mozabite !».
L’avocate et la membre du conseil national du RCD, Wassila Bouaghari, a évité le pire, elle aussi, quand elle a échappé, il y a deux semaines, à une tentative d’assassinat à l’intérieur de son bureau professionnel à Chlef.

Ces agressions interviennent après la fameuse réunion d’un groupe de racistes qui ont lancé «l’opération Zéro Kabyle», action qui a pour objectif de «purifier, selon eux, l’Algérie des kabyles et des personnes influentes qui défendent l’identité Amazigh». Organisée à Relizane, sous la bénédiction de la gendarmerie nationale, elle a été présidée par un certain Lakhdar Benkoula dont le racisme anti-amazigh et anti-kabykle a dépassé les bornes. Plusieurs influenceurs sur les réseaux sociaux y ont pris part dont Toufik DZ, qui a lancé l’opération du boycott des véhicules d’assemblage en Algérie. Ces derniers n’ont aucunement été inquiétés par la justice ni par le service de la cybercriminalité qui a mis en prison tous les militants qui déragent. Ce groupe de racistes aurait-il un lien avec l’agression de Me Dabouz et de Me Bouaghari ?

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