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Accueil À la Lutte Messaouda Cheballah convoquée simultanément par deux commissariats d’Alger
Publié le : 02 Août, 2022 - 11:31 Temps de Lecture 2 minute(s) 369 Vue(s) Commentaire(s)

Messaouda Cheballah convoquée simultanément par deux commissariats d’Alger

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Cadre du Mouvement démocratique et social (MDS) et épouse de Fethi Ghares, le coordinateur national du parti, Messaouda Cheballah a été convoquée simultanément par deux commissariats d’Alger, à savoir Châteauneuf et Al-Hammamat.

L’information a été donnée par la concernée hier sur sa page facebook personnelle. Messaouda Cheballah ignore pour le moment ce qu’on lui reproche, mais se pose la question sur le «pourquoi de deux convocations au même temps et pourquoi sont-elles reçues par les proches de son époux et non par elle directement ?»

En effet, selon Messaouda Cheballah, «les deux convocations ont été reçues par le frère de son époux, puis par le père de ce dernier». *«Pourtant, les services de sécurité connaissent ma maison. C’est de là même qu’ils ont interpellé mon époux, Fethi Ghares. Ils savent bien où nous habitons. Pourquoi n’ont-ils pas envoyé ces deux convocations à notre adresse ?» se demande la cadre du MDS.

Et de s’interroger : «veulent-ils (les services de sécurité) me faire peur et mettant la pression sur la famille ? »

Au delà de la question posée par Messaouda Cheballah, les observateurs s’inquiètent sur la montée de la violence de l’État et l’instrumentalisation à outrance de sa justice dans le but de réprimer les voix discordantes et mettre fin à tout espoir de changement, soufflé par le mouvement populaire de février 2022. les militantes, les militants comme les personnes non partisanes forcément, continuent à subir les foudres d’un pouvoir blessé par la tentative de changement de 2019. les convocations et emprisonnements arbitraires sont devenus monnaie courante. Plus de 300 détenus d’opinion croupissent dans les prisons d’Alger et de Koléa (à 26 km à l’Ouest d’Alger) sans jugement, dont certains y sont depuis plus de deux ans.

Messaouda Cheballah, malmenée elle aussi comme son époux Fethi Ghares, n’est, désormais, pas épargnée des plans de répression du régime algérien. Le couple, également cadres d’un parti démocratique, continue à subir la répression du pouvoir et de ses appareils. Pour rappel, Fehi Ghares a été interpellé de chez lui, dans la banlieue d’Alger, le 29 juin 2021. Il a été emprisonné pendant plus de neuf mois et n’est libéré que le 21 mars 2022 après avoir été condamné en appel à «une année de prison dont six mois avec sursis».

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