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Publié le : 25 Mars, 2021 - 10:55 Temps de Lecture 2 minute(s) 1333 Vue(s) Commentaire(s)

Mme Zahira Fekhar, veuve de Kamel-Eddine Fekhar : ‘‘La caisse de retraire refuse de me donner mon dû et celui de mes enfants’’

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Décédé en prison le 28 mai 2019 des suites de complications survenues après une grève de la faim, le militant Mozabit et défenseur des droits humains, Kamel-Eddine Fekhar, continue d’obséder les esprits de ses détracteurs au point ou, aujourd’hui, c’est sa famille qui subit les affres d’une soit- disant bureaucratie qui n’a pour seul but, selon son épouse, que de «les empêcher d’avoir leur dû, elle et ses enfants».

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, Mme Zahira Fekhar, veuve de Dr Fekhar, n’a pas hésité à tirer à boulets rouges sur les pouvoirs publics qui ne cessent de lui mettre des bâtons dans les roues, notamment depuis qu’elle a déposé plainte «contre certains fonctionnaires que j’ai désigné par leurs noms et leurs fonctions», impliqués, selon elle, dans «la mort de son mari et que cette dernière a été rejetée».

Aujourd’hui, en effet, la femme de Kamel-Eddine Fekhar fait face à une sérieuse entrave concernant la retraite de son mari. «La caisse nationale de retraite refuse de régler notre dû, moi et mes enfants, prétextant des problèmes bureaucratiques dont je ne suis pas responsable, puisque j'ai soumis un dossier complet, comprenant tous les documents qui m’ont été exigés», affirme-t-elle. Et d’expliquer : «j'ai chargé l'ami de mon mari, M. Kacem Soufghalem, d’entreprendre les démarches administratives nécessaires, pour régler ce dossier, mais l'administration de la Caisse nationale de retraite a refusé de le faire, ou, à défaut, nous notifier les motifs du rejet, inventant à chaque fois des excuses, jusqu’à me demander de leur présenter le casier judiciaire de mon défunt mari, et les décisions de justice rendues, pour pouvoir réfléchir à la façon avec laquelle ils peuvent régler notre dossier».

Aussi, se demande-t-elle si «ces directives d'obstacles n’émanaient-elles pas des autorités supérieures du pays ?». «Cherchent-ils à faire payer mon mari pour ses positions politiques, en retenant son dû qui lui revient de ses cotisations au cours de sa vie avec le reste des participants à la Caisse de sécurité sociale?», s’interroge-t-elle. «Les gestionnaires de cette caisse cherchent-il à confirmer ce qui a été dit par l'ancien Wali de Ghardaïa, lorsque Kamel-Eddine Fekhar avait été arrêté en 2015, déclarant qu'il allait obliger la famille Fekhar à tendre la main pour demander la charité ? Ce qu'il avait d’ailleurs essayé de faire, quand il a ordonné la fermeture de la boulangerie familiale, seule source de revenus pour les enfants de Kamel-Eddine Fekhar et sa famille ?» poursuit encore Mme Fekhar. Et de conclure sur un ton menaçant : «les autorités algériennes veulent-elles me pousser à signaler aux instances internationales l'injustice dont mes enfants et moi sommes victimes, pour le simple fait d’être la famille de Kamel-Eddine Fekhar, en bloquant son dossier de décès suspect à la Cour suprême, et en m'empêchant d'obtenir mes droits légitimes?»

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