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Publié le : 17 Septembre, 2021 - 14:10 Temps de Lecture 2 minute(s) 556 Vue(s) Commentaire(s)

Mohcine Belabbes: ''l'organisation des élections locales et la convocation du corps électoral sont illégales''

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Ce vendredi, se tient le conseil national du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, dans un contexte politique, sécuritaire et sanitaire très particulier. Il est marqué notamment par la vague de répression menée depuis plusieurs semaines contre le Hirak, et plus particulièrement les militants du MAK (Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie).

La tenue prochaine des élections locales prévues pour le 27 novembre, a également été évoquée lors de l'ouverture du Conseil du parti, où son président Mohcine Belabbes, fidèle à sa posture hostile au pouvoir, a vivement critiqué la programmation de cette échéance “durant la même année où une nouvelle constitution a été adoptée et de nouvelles lois décrétées”.

“La convocation par le chef de l’Etat du corps électoral pour des élections locales anticipées en plein pandémie du covid-19 et surtout avec une quatrième vague annoncée dans une conjoncture où le taux de vaccination est l’un des plus faible au monde renseigne sur la préoccupation des dirigeants officiels quant à la santé des populations”, a fustigé Mohcine Belabbes.

Pour le RCD qui, rappellons-le, a boycotté les législatives du 12 juin et le referundum sur la nouvelle constitution le 1er novembre dernier, “au-delà de l’absence des conditions d’une compétition électorale libre et transparente, le régime électoral promulgué par ordonnance du chef de l’Etat est devenu caduque en vertu de l’article 142 de la constitution qui stipule que '' le Président de la République soumet les ordonnances qu’il a prises à l’approbation de chacune des chambres du Parlement au début de sa prochaine session. Sont caduques les ordonnances non adoptées par le Parlement''”.

“Il s’agit là d’un abus de position et d’une atteinte caractérisée à une règle fondamentale édictée par la constitution du pays et qui ainsi détruit le fondement de l’autorité de l’Etat. Ce qui rend l’organisation d’élections locales anticipées et la convocation du corps électoral illégales”, soutient-il. Et d'ajouter que cette “même illégalité, caractérise le mandat de l’assemblée nationale actuelle et risque de s’étendre au mandat des futurs assemblées communales et de wilaya si une décision n’est pas prise pour laisser le mandat en cours aller à son terme d’autant plus qu’aucune urgence déclarée n’est à signaler pour ce scrutin”.

Aussi, tous ces éléments d'informations, estime-t-il, “pourront enrichir les débats qui ont été déjà entamés à l’occasion des réunions des conseils régionaux tenues le week-end dernier afin de permettre au conseil national de prendre ses décisions en connaissance de cause et en toute souveraineté.”

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