IMG-LOGO
Accueil À la Lutte Mokrane Aït Larbi fustige Kamel Rezig sur l’obligation de l’arabisation des devantures des comm...
Publié le : 27 Mars, 2021 - 14:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 1744 Vue(s) Commentaire(s)

Mokrane Aït Larbi fustige Kamel Rezig sur l’obligation de l’arabisation des devantures des commerces

IMG

L’annonce du ministre du commerce, Kamel Rezig, sur la criminalisation de l’usage d’une langue autre que l’arabe sur les devantures des magasins a suscité beaucoup de réactions sur la toile et fait réagir plusieurs personnalités publiques, dont l’avocat et défenseur des droits humains Mokrane Aït Larbi

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, l’avocat qualifie Kamel Rezig d’«incapable à fournir les produits de première nécessite au citoyen, mais qui s’aventure sur des sujets qui ne concernent que les commerçants, comme la langue choisie pour les devantures des magasins !». «Le ministre du Commerce Kamal Razig a annoncé que ses services sont en train de modifier les textes de lois qui permettront aux contrôleurs commerciaux d'imposer des sanctions aux propriétaires de magasins qui affichent des devantures rédigées en langue française. Cette annonce révèle l'incapacité flagrante du ministre à fournir de l’huile de table à un coût raisonnable aux citoyens», affirme-t-il.

Sur un ton ironique, Me Mokrane Ait Larbi dit que c’est «grâce au génie du ministre du Commerce que l’huile se vend désormais à 1 000 Da les cinq litres !». «Pour que le ministre dissimule sa totale incapacité d’action - à l'exception de décrire les martyrs de la révolution comme des Harkis - il reprend les mêmes pratiques et thèses d'Abdelkader Hadjar et du parti unique d'arabisation de l’environnement, y compris les devantures des magasins. Selon lui, c’est en tout arabisant qu’il mettrait fin à la crise !» s’indigne Me Mokrane Aït Larbi.

Et d’ajouter : «ce qui est demandé au ministre, c’est de veiller à fournir les produits nécessaires au citoyen, surveiller les spéculations des prix et réguler le marcher, pas autre chose. Quant aux devantures des magasins, elles sont rédigées par le commerçant dans la langue de son choix. L’autorité n'a aucunement à s’impliquer dans ces affaires. Le ministre devrait se limiter à ses prérogatives et laisser autres choses aux commerçant.»

Laissez un commentaire