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Publié le : 12 Janvier, 2021 - 20:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 514 Vue(s) Commentaire(s)

Mouard Amiri et ses avocats dénoncent la lenteur de la plainte déposée contre Naima Salhi

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Mourad Amiri a déposé plainte contre la député parlementaire Naïma Salhi, voila plus d’un an. À ce jour, l’affaire n’a toujours pas été instruite.

Lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce mardi 12 janvier 2021, aux côtés du collectif des avocats de défense au siège national du MDS à Alger, le militant du mouvement populaire, Mourad Amiri, est revenu sur l’affaire qui l’oppose à la député du parti de l’Equité et de la Proclamation (PEP), Naïma Salhi, indiquant qu’«une lettre de rappel a été adressée, le 10 janvier 2021, au procureur de la République près le tribunal de Chéraga, concernant la plainte qu’il a déposée contre elle, pour ‘’propos racistes et diffamation’’, restée, à ce jour, sans suite».

Lors de son intervention, le militant et ses co-intervenants ont dénoncé «la lenteur du traitement de cette affaire», affirmant qu’«il n’existe désormais plus aucune entrave légale à poursuivre la député», du fait, ont-ils rappelé, que «la nouvelle constitution amendée lors d’un referendum populaire le 1er novembre 2020, et qui stipule dans son article 129 que ‘’ le membre du Parlement jouit de l’immunité pour les actes rattachés à l’exercice de sa fonction’’, le permettait».

Aussi, ont-ils souligné que «le ministère de l'intérieur devait se constituer partie civile face aux graves accusations portées par la député à l’encontre de l'institution elle-même».

Les avocats ont également plaidé pour que *«le ministère de l’intérieur et des collectivités locales entame une procédure de retrait de l’agrément de son parti politique vu qu’elle l’utilise, via sa page Facebook officielle, pour propager sa haine et promouvoir son racisme contre les Kabyles notamment».

Pour rappel, Mourad Amiri a déposé une plainte contre la député Naïma Salhi, à la suite d’une publication sur la page Facebook de son parti politique où «elle avait tenu des propos haineux envers les kabyles ainsi qu’envers sa personne», a-t-il indiqué. Et de poursuivre : «la député est allée jusqu’à affirmer que le mouvement populaire était encadré par le ministère de l’intérieur et que j’avais pour mission de le structurer, ce qui constitue une grave atteinte à la personne ainsi qu’à l’institution».

À souligner que la plainte en question a été instruite mais «le résultat de cette dernière demeure suspendu au niveau de la brigade de recherche du club des pins», se plaint Mourad Amiri.

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