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Publié le : 12 Septembre, 2020 - 13:25 Temps de Lecture 3 minute(s) 774 Vue(s) Commentaire(s)

Naima Salhi convoquée par la gendarmerie

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Poursuivie pour ‘’incitation à la haine raciale et appel au meurtre’’, Naima Salhi a passé plusieurs heures, cette semaine, dans les locaux de la gendarmerie.

Député et présidente du parti de l’équité et la proclamation (PEP), Naima Salhi a été convoquée, cette semaine, par la brigade de recherche de la gendarmerie de Cheraga (Alger), ont annoncé les avocats à l’origine d’une plainte déposée contre cette dernière, pour «incitation à la haine et appel au meurtre, déposée contre elle le 9 juin 2019». «Convoquée depuis quelques temps par la brigade de sa circonscription, elle a fini par se présenter pour qu’elle soit entendue, cette semaine, dans les faits qui lui sont reprochés», indique Me Kader Houali, ce jeudi 10 septembre 2020, sur sa page Facebook.

Avocat au barreau de Tizi Ouzou, Me Houali aux côtés de Me Sofiane Dekkal et le militant Salim Chait, «ont été entendus par les gendarmes de la même brigade le mois de mars 2020», ajoute-t-il. «Nous avions rappelé l’objet de notre plainte suite à ses déclarations racistes à travers des publications et des vidéos sur la page Facebook officielle de son parti», explique-t-il. Pour lui, «cette convocation qui intervient après plus d’une année du dépôt de notre plainte, découle de la volonté du pouvoir politique d’en finir avec cette délinquante politique qui devient trop encombrante» et d’ajouter que «son procès ne sera qu’une question de jours».

Levée d’immunité ?

Depuis près de trois ans, Naima Salhi est devenue une figure de haine et de racisme. Elle ne ratait jamais une occasion de s’illustrer par des propos nauséabonds et infâmes, envers la Kabylie et les kabyles notamment, mais aussi envers les habitants du Sud et tous ceux qui ne partageaient pas ses opinions. Pour autant, elle n’a jamais eu à s’inquiéter et ce, du fait de l’immunité que lui confère son statut de député à l’APN…du moins jusqu’à aujourd’hui.

Aussi et au vu des évènements de ces derniers jours, s’agit-il d’un retour de bâton «amplement mérité» ? L’immunité parlementaire de la députée sera-t-elle levée pour qu’une procédure pénale soit engagée contre elle? En tous cas, c’est ce qu’espère Me Kader Houali qui estime que «la balle est dans le camp du ministre de la justice qui devra accélérer la procédure de levée de l’immunité parlementaire contre Naima Salhi, qui siège encore dans un parlement décrié par la classe politique, surtout après les révélations du député FLN d'Annaba, sur les achats de sièges à coup de milliards». *«À l’accusation de racisme, Naima Salhi devra répondre également de son siège député grassement offert par le régime dans la Wilaya de Boumerdes alors qu’elle n’y était même pas résidente. L’agitation de la mise en cause ces derniers jours, prouve à plus d’un titre, qu’elle n’est plus protégée comme elle tentait de le faire croire, en évoquant sa proximité avec les anciens gros bonnets du régime. Sa dernière déclaration fantasque où elle s’est dite ensorcelée pendant trois ans, est une tentative de fuir ses responsabilités pénales et d’amadouer l’opinion. Or, il n’y pas un juge conscient qui croirait à ces affabulations», poursuit-il.

Et de conclure en rappelant «leur détermination», à «aller au bout de notre engagement pour que cette plainte aboutisse à un procès, quel que soit le temps que cela prendra, pour que cette délinquante politique serve d’exemple aux égarés de la politique, leur rappelant que le racisme n’est pas une opinion, mais un délit passible de prison».

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