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Accueil À la Lutte ''Nous n'avons pas de détenus d'opinion'': Tebboune persiste et signe
Publié le : 09 Août, 2021 - 12:26 Temps de Lecture 2 minute(s) 804 Vue(s) Commentaire(s)

''Nous n'avons pas de détenus d'opinion'': Tebboune persiste et signe

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Abdelmadjid Tebboune persiste et signe. Après la vive polémique qu'il avait provoqué lors d'une précédente interview avec les medias et dans laquelle il disait qu' “il n'y a pas de détenus d'opinion”, le chef de l'État a, une nouvelle fois, relancé la controverse hier (dimanche).

“Il y a ceux qui utilisent la toile et les réseaux sociaux et passent leur journée à insulter, à dénigrer et à porter atteinte à la dignité des gens. Et quand, ils sont jugés, on parle de détenus d’opinion. Quelle opinion? L’opinion est de proposer des idées. Et c’est l’urne qui tranche entre tous les programmes”, a-t-il lancé lors de sa rencontre periodique avec les représentants des médias publics et privés. Et de trancher encore une fois: “Nous n'avons pas de détenus d’opinion en Algérie, de personnes mises en prison après avoir parlé de leur idéologie”.

Par ailleurs,en réponse à ceux qui l'accusent de ne pas respecter les droits humains, Tebboune a rétorqué: “Qu’ils disent ce qu’ils veulent. C’est facile de parler. Il n’y a pas une Constitution qui consacre autant les libertés individuelles et collectives comme la nôtre. Il suffit d’une déclaration pour créer un parti, un journal ou organiser une manifestation”.

Il poursuit: “Nous avons atteint les limites. Nous ne savons pas qui est qui dans les réseaux sociaux. Ce que nous avons dit sur les lettres anonymes, nous le répétons pour certains comptes Facebook. Nous ne savons pas s’il s’agit d’algériens ou d’étrangers. Il y a des gens qui vivent de cela. Il y a des escrocs sur Facebook. Et, il y a des psychopathes qui veulent du mal à l’Algérie et aux Algériens. La guerre de quatrième génération est la déstabilisation des pays. Un pays qui se nourrit de rumeurs ne peut pas aller loin”.

Plus de 200 détenus d'opinion en Algérie

Environs 200 personnes se trouvent actuellement en prison pour avoir exprimé une opinion sur les réseaux sociaux ou participé aux marches du Hirak depuis sa reprise le 22 février 2021, selon un bilan non exhaustif du Comité national pour la libération des détenus. L'on citera entre autres ; le coordinateur national du mouvement du MDS (Mouvement démocratique et social), Fethi Ghares, ou encore Bouaziz Aït Chebib, ex- coordinateur national de AKAL (Alliance pour une kabylie libre).

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