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Publié le : 11 Décembre, 2019 - 21:30 Temps de Lecture 2 minute(s) 923 Vue(s) Commentaire(s)

Plusieurs journalistes tabassés et violentés par la Police à Alger

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À 24 heures de l’élection présidentielle de demain, 12 décembre, la police s’est déchaînée contre les journalistes algériens, notamment ceux exerçant dans la capitale, où se déroulaient des manifestations contre la mascarade électorale.

Plusieurs confrères et consœurs ont été tabassés, violentés et malmenés, ce mercredi 11 décembre à Alger, par les forces de l’ordre et les éléments anti-émeute de la Police. Une rare violence qui dénote, si besoin est, de la panique du régime en place qui, face à la «Silmiya» de la Révolution populaire, n’a trouvé à répondre que par le recours à la matraque.

Ainsi, la journaliste du site Maghreb-Emergent, Lynda Abbou, affirme avoir été tabassée, au même titre que son collègue. «La police nous a empêché, moi et mon collègue Bob Khaled, de couvrir la manifestation de ce soir. Nous avons été tabassés et bousculés de force et la police nous a dit : je m’en fou de vous, journalistes ou pas journalistes», a-t-elle raconté. Plus grave, pour sa part, la Journaliste Kenza Khattou, témoigne d’une rare violence, photo à l’appui. Notre consœur a, en effet, déclaré avoir reçu «des coups de matraque par cinq policiers» qui l’ont même «insulté vulgairement» et «ont touché à ses parties intimes».

Sur une photo de sa cuisse, les traces de coups de matraque sont visibles. Pareil pour le journaliste Mohamed Lamine Meghnine qui a dénoncé «une agression très violente et sans raison». Journaliste indépendante, Zahra Rahmouni, raconte le calvaire qu’elle a vécu avec un petit groupe de personnes, dont des femmes : «Nous étions réfugiés dans un hall d’immeuble. Ils sont venus (les policiers, Ndlr) nous sortir... J’étais la dernière du groupe. Ils en ont profité pour me mettre plusieurs coups de pieds dans le dos, me pousser, insulter ma famille, Dieu etc...». Pire, Rahmouni dit que l’un d’entre eux a même promis que «Rayha tach3el (ça va s’embraser)».

Suite à ces incidents, l’initiative des Journalistes algériens unis (JAU), a dénoncé avec force «l’usage par la police, de moyens de répression disproportionnés» contre nos collègues qui couvraient les marches d’aujourd’hui, citant entre autres «coups, insultes et attouchements sexuels».

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