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Publié le : 27 Juillet, 2021 - 14:55 Temps de Lecture 2 minute(s) 1032 Vue(s) Commentaire(s)

Pr Reda Djidjik, chef de service immunologie au CHU Beni Messous: '' il y a actuellement entre 25 et 30 000 cas confirmés de Covid par jour''

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Le ministère de la santé ne serait-il pas complètement transparent sur le nombre de cas confirmés de Covid19? C'est en tout cas ce que suggèrent, depuis quelques jours, certains professionnels du secteur médical parmi lesquels, le Professeur Reda Djidjik, chef de service immunologie au CHU de Beni Messous.

En effet, selon les chiffres officiels, 1505 nouveaux cas de contaminations ont été enregistrés hier (lundi) et 24 décès.
En se basant sur la saturation des hôpitaux et la recrudescence des cas, le professeur Reda Djidjik, estime que le nombre de nouveaux cas est sous-estimé et qu'il s'élèverait à bien plus que celui annoncé par le département de Benbouzid.

“Vu la situation actuelle, vu le pic et la recrudescence des cas, il faut prendre les chiffres officiels et les multiplier par 30 pour avoir une idée réelle du nombre de cas de contaminations par le Covid”, a-t-il indiqué au micro de notre confrère de la chaine 3 de la radio nationale, Ahcene Chemache.
Il explique, en effet, que le nombre réel et supposés de cas de contaminations par le Covid avoisinerait entre "25 et 30 000 cas par jour”.

Faut-il confiner totalement?

Depuis le début du mois de juin, les contaminations par le coronavirus sont repartis à la hausse, faisant craindre le pire, à savoir des hôpitaux au bord de l'asphyxie, faute de place et un nombre de décès sans cesse en augmentation... faute d’oxygène. Aussi, un confinement partiel (couvre-feu) de 20h à 6 heures du matin, a été instauré dans 35 wilayas, en plus de mesures visant à freiner la propagation de l'épidémie, entre autres, la suspension de l'activité de transport urbain et ferroviaire des voyageurs durant les week-ends; fermeture des activités qui se caractérisent par une forte concentration de la population et qui présentent un risque évident de contamination; fermeture des espaces récréatifs de loisirs et de détente, des lieux de plaisance et les plages...etc. Cependant, selon le professeur Djidjik, ces mesures ne suffisent pas.

“Ce qu'il faut faire pour arrêter le pic, très aiguë, c'est arrêter tous les regroupements et faire instaurer un confinement strict, ce qui permettra de stabiliser cette vague, désengorger les hôpitaux, et laisser les praticiens travailler sereinement”, préconise-t-il. Car selon lui, “aucun pays au monde, aucun système de santé, ne peut faire face à une vague comme celle que nous sommes entrain de subir; il faut couper la chaine de transmission”, ajoute-t-il.

“La vaccination ne protège pas pendant le pic”

Parmi les mesures visant à freiner la propagation de l'épidémie, la vaccination massive. Mais cette dernière est-elle vraiment efficace? Non, selon le professeur Djidjik qui affirme que "les gens qui se ruent aujourd'hui vers la vaccination ne seront pas protégés de cette vague, car cette dernière n'est efficace qu'après un mois.”

“Elle est un moyen de contrôler l'épidémie, certes, mais pas pendant le pic”, soutient-il.

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