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Accueil À la Lutte Rachid Nekkaz depuis sa cellule : ‘’Tebboune est mort politiquement’’
Publié le : 28 Décembre, 2020 - 14:30 Temps de Lecture 2 minute(s) 1238 Vue(s) Commentaire(s)

Rachid Nekkaz depuis sa cellule : ‘’Tebboune est mort politiquement’’

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L’ancien candidat à la présidentielle d’avril 2019, actuellement en prison, Rachid Nekkaz, a estimé via un communiqué publié sur sa page facebook officielle que «Tebboune est mort politiquement» et que «l’Algérie n’était pas un jeu-vidéo qu’on pilote à distance via des messages sur Twitter».

Dans une lettre publiée par ses soutiens sur sa page Facebook, l’opposant politique Rachid Nekkaz s’est livré depuis sa cellule à la prison de Koléa, à un constat «constitutionnel» quand à la situation politique du pays, laquelle a été exacerbée ces derniers mois par l’absence du chef de l’État, depuis le 15 octobre dernier.

Plus encore, la vidéo de Abdelmadjid Tebboune publiée le 13 octobre 2020, sur son compte Twitter, est «inquiétante pour l’ensemble des algériens». «Le peuple algérien ne peut tolérer ni laisser un homme gravement malade affaiblir la Nation en restant à la tête du plus grand pays d’Afrique et de la deuxième puissance militaire du continent», affirme-t-il. Il considère que «le véritable courage politique du président Abdelmadjid Tebboune est de comprendre que son état de santé ne lui permet plus d’assurer les plus hautes fonctions du pouvoir exécutif de l’État algérien» et que par conséquent «démissionner est la seule option réaliste et acceptable pour le peuple algérien, comme l’ont fait ses prédécesseurs, Liamine Zeroual le 11 septembre 1998, ou Abdelaziz Bouteflika, le 02 avril 2019, obligé de démissionner à la suite de gigantesques manifestations regroupant des millions d’algériens qui mettront fin à plus de 20 années de pouvoir».

Pour Rachid Nekkaz, «l’Algérie mérite d’avoir un président non diminué physiquement, disponible sur le terrain 24h/24h à l’image du dirigeant Russe Mikhaïl Gorbatchev qui, en 1985 à l’âge de 54 ans, dirigea la deuxième superpuissance de l'époque afin de mener les réformes prioritaires qui étaient l’économique, le social, la démocratisation et la transparence».

Évoquant les prochaines échéances électorales, l’opposant estime que «ce n’est pas un crime d’avouer aux 45 millions d’algériens que, ni le pouvoir, ni l’opposition ne sont prêt à organiser et à participer à des élections dans les 90 jours».

Rachid Nekkaz appelle à «suspendre provisoirement la constitution et former dès janvier 2021 ‘’un gouvernement de transition’’ dans un esprit d’union nationale pour une durée de 12 mois», suite à quoi en 2022, «nous pouvons élire un président en bonne santé et opérationnel à 100%, pour mener les réformes politiques, sociales et économiques nécessaires pour relever les défis de l’Algérie de demain», conclut-il

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