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Accueil À la Lutte Rassemblement en soutien au journaliste incarcéré Rabah Kareche
Publié le : 25 Avril, 2021 - 13:19 Temps de Lecture 2 minute(s) 467 Vue(s) Commentaire(s)

Rassemblement en soutien au journaliste incarcéré Rabah Kareche

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Un rassemblement s’est tenu ce matin devant le siège du quotidien Liberté à El Achour (Alger), en soutien au journaliste Rabah Kareche incarcéré depuis le 19 Avril dernier. Une vingtaine de personnes ont pris part à ce mouvement de solidarité parmi lesquels des journalistes, des photographes et des militants dont Youcef Tazibt, cadre du parti des travailleurs (PT). «Nous sommes là pour affirmer que le journalisme n’est pas un crime, que la démocratie c’est la liberté de la presse, la liberté de manifestation et d’organisation, donc nous joignons notre voix à tous ceux qui exigent la liberté de Rabah Kareche et celle de Said Boudour», a-t- il déclaré au micro de nos confrères de Radio-M. Et d’ajouter : «La presse n’est pas un ennemi de la partie ni celui de la nation, au contraire c’est un acte patriotique ».

« Rabah Kareche a été emprisonné simplement parce qu’il a rapporté les protestations des habitants du sud qui contestent le nouveau découpage administratif. Il n’a fait que faire son travail de journaliste », a déclaré, de son coté, Ali Boukhlef.

Pour sa part, le journaliste Karim Kebir a affirmé que « rien n’est encore gagné, la lutte doit encore continue en faveur des libertés, parce qu’aujourd’hui, nous constatons que toutes les libertés sont sous la menace. Aussi, doit –on rappeler à tout le monde que la liberté d’expression et la liberté de la presse de façon générale ne sont pas uniquement une affaire de corporation et de journalistes, mais plutôt une affaire de tous les algériens, car nous avons en face, un régime liberticide, un régime qui n’a pas l’intention de changer, ni d’évoluer, donc autant continuer le combat pour consacrer toutes les libertés. »

Pour rappel, le journaliste de Liberté a été placé, le 19 Avril dernier, par le juge d’instruction près le tribunal de Tamanrasset, sous mandat de dépôt pour plusieurs chefs d’inculpations, à savoir « création et gestion d'un compte Facebook pour publication d'informations ayant pour but racisme et haine dans la société », «publication et diffusion de fausses informations pouvant porter atteinte à la sécurité et ordre public » et «atteinte à l’unité nationale ».

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