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Accueil À la Lutte RCD : Gaïd Salah a entériné le viol de la souveraineté du peuple
Publié le : 14 Décembre, 2019 - 21:30 Temps de Lecture 2 minute(s) 20301 Vue(s) Commentaire(s)

RCD : Gaïd Salah a entériné le viol de la souveraineté du peuple

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Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a accusé le chef d’état-major de l’armée d’avoir violé la souveraineté du peuple algérien qui n’a pas cessé de dire «non» à l’élection présidentielle qui a vu introniser Abdelmadjid Tebboune, Président.

Analysant la situation générale du pays, au lendemain du scrutin présidentiel, le Secrétariat national du RCD a constaté que «malgré les multiples appels à la raison de différentes parties et personnalités de tous les horizons, le commandement de l'armée, mené par son plus vieux général en fonction, Gaïd Salah, a entériné le viol de la souveraineté du peuple». Ahmed Gaïd Salah, ajoute le parti de Mohcine Belabbas dans un communiqué publié ce samedi 14 décembre, «a défié le peuple en lutte, en maintenant un simulacre de scrutin contesté par les Algériens jusqu'au dernier jour du vote par des manifestations pacifiques qui virent, présentement, en une véritable insurrection».

Pire, le RCD pointe du doigt l’implication directe du commandement de l’ANP dans cette mascarade. «Son implication flagrante, à tous les niveaux, dans le montage du scénario de la fraude le disqualifie aux yeux de l'écrasante majorité du peuple», dénonce le RCD, estimant que de l’avis de tous les observateurs, «le taux de participation à la mascarade du 12/12 à travers l’ensemble du territoire national et au niveau de l’émigration ne saurait dépasser les 8%».

Dans ce montage, il n’y a pas que le chef de l’armée qui est mis au box des accusés. Même l’Autorité "indépendante" des élections ANIE de Mohamed Charfi en assume une part de responsabilité. «L’ANIE s’est montrée plus piètre que le ministère de l’Intérieur dans ses précédents arrangements», critique le RCD pour qui, Abdelmadjid Tebboune est un chef d’État «désigné» qui se retrouve à l’issue de cette opération «discrédité à l’échelle nationale et internationale».

Mais que faire désormais ? Devant cette impasse, le RCD considère que l'exigence de l'organisation d'une transition consensuelle pour mener à terme un processus constituant « n'est pas une option parmi d'autres », mais « la seule voie qui s'oppose et combat la violence et le chaos ». Pour le parti de Mohcine Belabbas, la tentative de restauration du système politique choisie, comme voie, par le pouvoir de fait qui était une chimère « est, maintenant, un péril, au vu de la mascarade du 12 décembre ». « Elle n'est pas seulement inacceptable, non viable et non durable. Elle est la contre révolution qui porte les germes du complot et de la division », assène-t-il.

Qualifiant l'heure à la fois de « grave » et de « porteuse de tous les espoirs », le RCD déclare que « la mobilisation et la détermination du peuple algérien pour exercer souverainement son choix sur son avenir est réaffirmée régulièrement avec force ». il revient désormais aux forces patriotiques « d'accompagner cette exigence sans calculs personnels ou partisans ».

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