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Publié le : 01 Novembre, 2020 - 20:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 709 Vue(s) Commentaire(s)

Référendum sur la constitution, une propagande qui tourne à plein régime

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Comme à son habitude, le pouvoir en place, grâce à une propagande qui tourne à plein régime, estime que le référendum sur la constitution s’est déroulé dans les meilleures conditions.

«Les tenants du pouvoir veulent faire croire à l’opinion publique qu’il y a une grande affluence sur les bureaux de vote, alors qu’en réalité il n’en est rien. Il faut arrêter avec cette propagande», s’accorde-t-on à dire sur les réseaux sociaux, notamment après la diffusion, par la chaîne de télévision privée Ennahar, d’images montrant des centaines de jeunes appelés ramenés des casernes et qu’on fait passer pour des électeurs présumés qui se ruent sur les bureaux de vote dans la wilaya de Mila.

En effet, persuadé de duper encore une fois, l’opinion nationale et internationale, le pouvoir en place ne fait pas dans la dentelle. Après avoir censurer des sites électroniques d’information, museler des chaînes de télévision, mis en prison des journalistes, le pouvoir livre une nouvelle «bataille médiatique» des plus féroces, depuis plusieurs semaines, dans un seul objectif : faire passer sa nouvelle constitution.

Cette campagne de propagande, bien que nous soyons déjà habitués au modus operandi, consiste à ce que des médias de masse (télévision et Radio), s’épanchent sur les bienfaits de la nouvelle constitution sur l’avenir du pays, en invitant des spécialistes appartenant au sérail, mais oublient les opposants qui, faut-il le souligner, sont interdits d’antenne, depuis l’accession de Abdelmadjid Tebboune à la magistrature suprême et qu’on a même accusé de «comploter avec l’ennemi contre l’Algérie».

Ces mêmes chaînes passent également en boucle, des discours de hauts fonctionnaires de l’État qui font la promotion de la «Nouvelle Algérie» de Abdelamadjid Tebboune, mais ne font point cas de ceux qui s’acharnent sur le petit peuple, le méprise et vont jusqu’à l’insulter, sans qu’ils en soient sanctionnés pour autant.

Facebook et Twitter sources d’information

«A défaut de médias lourds indépendants, il ne nous reste plus que les réseaux sociaux », s’étaient réjouis, il y a quelques jours, des militants qui se sont retrouvés, malgré eux, à pratiquer ce qu’on appelle le «journalisme citoyen». Certes dans certains cas, Facebook et Twitter sont une véritable machine à rumeurs, mais il n’en reste pas moins que c’est grâce à ces deux moyens de communication que les algériens sont au courant de ce qui se passe réellement dans leur pays, et ne se contentent pas de ce qu’on leur sert sur les chaînes de propagande du pouvoir où «tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes»*, plaisante-t-on.

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