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Publié le : 09 Mai, 2020 - 18:10 Temps de Lecture 2 minute(s) 1976 Vue(s) Commentaire(s)

Révision de la constitution : le PAD dénonce l’exclusion du peuple algérien du choix de son avenir

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Les forces du Pacte de l’Alternative Démocratique (PAD) vient de réagir au projet de loi de révision de la constitution dévoilé, jeudi, par la présidence de la République, soulignant d’emblée «l’exclusion du peuple algérien du choix de son avenir». «Contre la volonté de la majorité des Algérien-ne-s, le pouvoir a décidé de dérouler sa feuille de route dans une situation d’exception pour exclure, une fois de plus, le peuple algérien du choix de son devenir », lit-on dans un communiqué rendu public, ce vendredi, à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue ce jeudi À Alger, par le PAD qui, rappelons-le, réunit le PST, RCD, PT, FFS, UCP, MDS et LADDH. «Les triturations constitutionnelles unilatérales en cours confirment, une fois de plus, la culture de la pensée unique autoritaire et de l’octroi, lesquelles reconduisent une confiscation de l’État à l’origine du désastre national depuis l’indépendance», ajoute le document. Et de continuer : «c’est dire que l’important n’est pas dans la phraséologie de dispositions constitutionnelles que le pouvoir et ses institutions ont violé chaque fois qu’ils ont été gênés. La crise de légitimité qui frappe le régime depuis l'indépendance nationale ne peut être réglée par des mesures de replâtrage. Quoiqu'en pensent les anciens et nouveaux maîtres du pouvoir, le consensus autour de la transformation institutionnelle et constitutionnelle pour la consécration de la démocratie véritable ne saurait aboutir sans un débat populaire large et public aboutissant à un processus constituant souverain.»

Selon les rédacteurs du communiqué, «le pouvoir en place tente, dans le vain espoir, d’avorter tout retour aux manifestations populaires pour le départ du système», et ce, en «emprisonnant à tour de bras des militants politiques, activistes du Hirak et des journalistes». «Les derniers amendements aux lois déjà liberticides existantes notamment au code pénal sont entérinés par une Assemblée croupion, ouvrant ainsi la voie à tous les abus du pouvoir en balayant les conditions élémentaires du procès équitable et de la règle de la présomption d'innocence et en accentuant l'instrumentalisation de la justice et les injonctions du pouvoir», précise-t-on. Et de donner comme exemple «l'immixtion du chef de l’État dans des affaires en cours d'instruction en tentant d’orienter vers de nouveaux chefs d'inculpation, et bafouant par la même le principe de séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice consacré par la constitution. Du reste cet abus a été dénoncé par les syndicat et club des magistrats». «La volonté de la mise au pas de la presse privée restée jusqu’ici un tant soit peu critique ne trompe personne tant sont ridicules les prétextes et oripeaux brandis par les censeurs», soutient encore le PAD, tout en rappelant que «l’opinion nationale et internationale est témoin du déni de droit opposé au peuple algérien par les partisans du maintien du système autoritaire a généré la prédation des ressources nationales». «Face au raidissement contre révolutionnaire des tenants du pouvoir et à leur obstination à refuser la voie du changement démocratique», le PAD alerte et appelle «à la constitution du regroupement le plus large contre la répression et en vue de la mobilisation pour l’aboutissement du mouvement révolutionnaire du 22 Février 2019 par la consécration de la souveraineté du peuple algérien»*.

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