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Publié le : 16 Novembre, 2020 - 14:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 924 Vue(s) Commentaire(s)

Saïd Sadi convoqué par le tribunal de Sidi M’hamed

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L’homme politique et écrivain, Saïd Sadi, vient d’annoncer sur sa page facebook officielle qu’«il est convoqué par le tribunal de Sidi M’hamed». Accusé de «diffamation», Saïd Sadi dit «ignorer le motif de cette accusation et l’identité de la partie plaignante». «Dans les pays qui se respectent, la première vertu de la justice est la transparence. Je viens de recevoir une convocation pour me présenter devant le doyen des juges d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed. Le motif invoqué est une plainte pour diffamation. Les avocats qui se sont présentés devant le magistrat se sont entendu confirmer le sujet mentionné dans la correspondance sans avoir pu connaître l’identité du ou des plaignants», s’indigne-t-il.

Et de s’interroger : «si les rigidités procédurales peuvent toujours être avancées pour justifier l’opacité, on ne voit guère d’intérêt à tenir secret le nom d’une personne ou d’une institution qui se serait sentie diffamée par mes écrits ou, plus généralement, par mes interventions médiatiques ; l’audience étant supposée être publique. Quelle est la raison de ce mystère ? A-t-on décidé de la diffamation en attenant de trouver le diffamé ? A-t-on peur de voir celui-ci se rétracter ? Sa crédibilité serait-elle si problématique qu’il faut cacher le plus longtemps possible son identité à l’opinion publique ?»

Saïd Sadi s’en prend à la justice algérienne en l’accusant de «partiale et de justice de deux poids deux mesures», elle qui «n’a pas, selon lui, répondu favorablement à ses précédentes plaintes». «On peut au passage relever la célérité de la justice à enregistrer certaines demandes et la tendance à en oublier d’autres. Cela fait bientôt quatre ans qu’un magistrat instructeur est resté sourd alors que j’ai déposé une plainte contre un individu qui a proféré contre moi des mensonges éhontés. Retrouver pourtant son adresse IP était un jeu d’enfant. Il est vrai que l’on ne peut pas trouver le temps d’appliquer le droit quand on est si occupé à condamner des citoyens pour délit d’opinion ou de manifestation», rappelle-t-il.

Pour lui, cette affaire vient confirmer deux choses : «la première est que la provocation est toujours une substance addictive pour le régime des clans ; la seconde est que le seul intérêt de cette institution est de servir de tribune pour dénoncer un système politique dont elle est la plus déplorable manifestation. Pour l’heure, nous attendons que le diffamé anonyme sorte du bois.»

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