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Accueil À la Lutte Sous ISTN, le chanteur Kabyle Ali Ideflawen interdit de quitter l’Algérie
Publié le : 28 Février, 2022 - 15:15 Temps de Lecture 2 minute(s) 1276 Vue(s) Commentaire(s)

Sous ISTN, le chanteur Kabyle Ali Ideflawen interdit de quitter l’Algérie

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Un autre pas dans la répression vient d’être franchi par le pouvoir contre les militants Kabyles, en Algérie. Si certains sont poursuivis pour «atteinte à l’unité nationale», d’autres sont directement accusés de «terrorisme». L’on cite, entre autres, les deux journalistes Mohamed Mouloudj et Hassan Bouras. Mais cette répression ne se limite pas seulement à cette catégorie de citoyens ; elle s’étend à toutes les couches de la société, y compris les artistes. Hier, c’était au tour du chanteur kabyle, Ali Ideflawen, d’être pris en otage par le pouvoir algérien.

De son vrai nom Ali Aït Ferhat, le chanteur connu pour son engagement et surtout pour son titre Berouaguia en hommage aux militants du MCB emprisonnés arbitrairement durant deux ans dans les années 80, a été interdit d’embarquer pour la France, par la police de frontières de l’aéroport international Houari Boumediène (Alger).

Selon nos sources, Ali Aït Ferhat a été frappé d’une ISTN (Interdiction de sortie du territoire national). Cette affaire n’est pas sans rappeler l’arrestation, il y a deux semaines, d’un ressortissant algérien résidant au Canada à l’aéroport mohamed Boudiaf de Constantine, où il s’apprêtait à embarquer pour Montréal. Accusée de «terrorisme» et de «financement de terrorisme», Lazhar Zouamia, est actuellement incarcéré à la prison de Boussouf. Ce dernier est le troisième algérien établi à l’étranger qui a été , jusque-là, incarcéré pour ses activités et positions politiques.

Plusieurs artistes Kabyles sont concernés par l'interdiction

Pas que ! L’Avant-Garde Algérie a appris de quelques artistes kabyles, qui ont souhaité garder l’anonymat, que Ali Ideflawen n’est pas le seul artiste à subir ce châtiment. «D’autres artistes sont aussi blacklistés ou interdits d’entrer ou de quitter le territoire», assurent ces artistes, joints par l’Avant-Garde Algérie. À croire que le pouvoir, dans son attaque contre la Kabylie, est passé du stade de l’élite, des militants et des citoyens, pour arriver à celui des artistes, notamment à l’approche du 20 avril, cette date historique pour les luttes démocratiques et identitaires berbères, très attendue notamment en Kabylie où les festivités et les marches sont organisées chaque année.

L’Avant-Garde Algérie a appris aussi qu’un autre artiste-chanteur a été arrêté le 25 février dernier et placé en garde à vue jusqu’à ce jour à Tizi-Ouzou. Il s’agit de Merzouk Aït Younes, enseignant du primaire en retraite et chanteur, originaire de Iboudraren.

Lounes.jpgL'artiste-chanteur Merzouk Aït Younes

La liste des détenus s’allonge devant un pouvoir que rien n’arrête, décidé à en finir définitivement avec la symbolique politique de la Kabylie et avec toutes celles et tous ceux qui la portent ou qui sont susceptibles de la porter.

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