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Publié le : 22 Octobre, 2021 - 19:10 Temps de Lecture 2 minute(s) 536 Vue(s) Commentaire(s)

Sous le signe de la répression: l'Algérie célèbre la journée nationale de la presse

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Deux ans après le soulèvement populaire du 22 février 2019, la répression de la liberté de la presse a atteint des proportions inédites. Chaines TV fermés, journaux au bord de l'asphyxie financière, journalistes emprisonnés...la machine est devenue incontrôlable.

Alors que l'Algérie célèbre, ce vendredi 22 octobre, la journée nationale de la presse instaurée par l'ancien président déchu, feu Abdelaziz Bouteflika, des journalistes continuent à être arrêtés ou emprisonnés, au mépris de la constitution sui leur garantit pourtant le droit d'informer sans risquer d'aller en prison. À ce jour, seul un journaliste a été libéré. Rabah Kareche, correspondant du journal Liberté est sorti de prison après six mois de détention, pour deux articles de presse qui ont déplu au pouvoir.

Mohamed Mouloudj et Hassan Bouras, deux autres victimes de cette répression aveugle. Arrêtés respectivement à quelques jours d'intervalle, les deux journalistes sont soupçonnés de “terrorisme”, à cause de leur appartenance à un mouvement indépendantiste, le MAK en l'occurrence, classé “organisation terroriste” par le HCS (Haut Conseil de Sécurité), en mai dernier.

En détention préventive depuis plusieurs semaines pour avoir “diffusé de fausses informations ou pour avoir planifier des projets d'attentats dans le pays, Mohamed Mouloudj et Hassan Bouras risquent jusqu'à 10 ans de réclusion criminelle juste parce qu'ils appartiennent au MAK.

Certes, l'inimitié des autorités algériennes envers les journalistes n'est pas nouvelle, mais elle n'a jamais atteint des proportions aussi graves que ces deux dernières années, soit depuis l’accession de Abdelmadjid Tebboune à la magistrature suprême.

Durant cette même période, au moins trois chaines de télévision ont été fermées, d'autres sont entièrement sou le contrôle de l'état, ce qui a poussé plusieurs journalistes à la démission ou à carrément quitter le pays. Pis, des journaux indépendants nés après que le gouvernement de Hamrouche ait autorisé la création d'une presse privée en Algérie dans les années 80, sont menacés de fermeture car ils font face à une asphyxie financière sans précédant, voulu par les autorités. C'est le cas d'El Watan qui a récemment dénoncé un “harcèlement continu à travers un boycott publicitaire” et annoncé qu'il pourrait cesser de paraître, auquel cas, cela risquerait d'être fatal pour le pluralisme médiatique.

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