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Publié le : 31 Janvier, 2020 - 19:30 Temps de Lecture 2 minute(s) 1085 Vue(s) Commentaire(s)

Tiaret : les manifestants violemment arrêtés ce matin, dont Toufik Hassani et Ahmed Manseri, libérés

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Deux semaines depuis que le Hirak est revenu à Tiaret après une longue interdiction par le pouvoir en place. Les manifestants ont bravé la peur, lors de ce 50ème vendredi, et on réussi à marcher dans la cité interdite. Mais la violence n’a pas manqué encore une fois aux forces de l’ordre, mobilisées depuis les premières heures afin d’empêcher la marche de la liberté. Les premières interpellations ont été enregistrées à Ksar Chellala, ville située à 116 km à l'Est de Tiaret. Dans cette région, plusieurs manifestants et militants ont été violemment interpellés par la police afin de les empêcher de gagner la ville de Tiaret.

Parmi eux, figure Ahmed Mensari, le président du bureau de la Ligue algérienne pour la défense des droits humains (Laddh) à Tiaret. Mais pas que. À Tiaret, aussi, plusieurs autres ont subi le même sort dont Toufik Hassani, l’ex-policier qui a été emprisonné à El Harrach pour avoir soutenu le Hirak. Des témoins oculaires ont signalé des comportements qualifiés d’«indignes» de la police. «Les policiers ont utilisé la force, les intimidations et la violence pour avorter la marche d’aujourd’hui», confie un défenseur des droits humains de la région.

Toufik Hassani et les manifestants arrêtés avec lui, ainsi que Ahmed Manseri et ses camardes, ont tous fini par être relâchés dans la soirée.

Autre chose. Parmi les présents de marque qui ont participé, aujourd’hui, au Hirak de Tiaret afin de casser l’embargo imposé par le pouvoir, figure Fethi Ghares, coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), et plusieurs cadres de son parti. Ce dernier ne cesse de multplier les sorties de terrain depuis quelques mois. La progression de la marche conduite par Fethi Ghares et ses camardes a été freinée par une armada de policiers, dépêchés pour bloquer la route principale. La marche s’est finalement arrêtée. Mais pas la mobilisation! Les manifestants se sont depuis dirigés vers le siège de la police judiciaire, au niveau de la place des martyrs, où étaient détenus Toufik Hassani et les autres manifestants. Ils n’ont quitté les lieux jusqu’à la libération de tous les détenus.

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