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Publié le : 07 Septembre, 2021 - 08:20 Temps de Lecture 2 minute(s) 996 Vue(s) Commentaire(s)

Tizi-Ouzou : Le domicile familial de Ahviv Mekdam, porte-parole du Mouvement Akal, perquisitionné

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«Un convoi de la gendarmerie, accompagné d'un "corps spécial", s'est déplacé le 3 septembre 2021 dans mon village Aït Mislaïene, dans les hauteurs de Michelet (Aïn El Hammam, ndlr). Un commandant de secteur militaire, deux chefs de brigades (Tassaft et At Bu Yussef), six Land Rover, trois voitures banalisées et 30 gendarmes. Un arsenal de guerre pour perquisitionner chez ma pauvre mère comme si notre maison abritait Hitler, Bin Laden et le Ku Klux Klan !», dénonce Ahviv Mekdam, porte-parole de Alliance pour une Kabylie libre (Akal), sur sa page facebook.

Établi en France depuis plusieurs années, même Ahviv Mekdam qui ne vit plus en Algérie n’a pas échappé à la perquisition de la gendarmerie nationale. Le pouvoir ne connaît, désormais, aucune limite dans son matraquage de la Kabylie et ses militants. Et ce sont souvent les membres des familles des militants qui en paient en premier les frais. «Les forces de répression ont perquisitionné chez moi en l'absence des membres de ma famille. Il n'y avait dans la maison que ma mère alitée et souffrante et mon petit frère», confie Ahviv Mekdam.

Et d’ajouter : «selon mes informations, des membres du comité de village ont accompagné les "perquisitionneurs" pour que les choses se passent sans violence, puisque il y a un malade à la maison. Je ne sais pas si les gendarmes avaient un mandat de perquisition. J'imagine que non, puisque la violation de la loi fait partie des pratiques des services algériens.»

Sur les motifs d’un tel acte arbitraire, Ahviv Mekdam explique que «la gendarmerie a fait semblant de rechercher son frère qui travaille comme maçon dans un chantier alors tout le village avait compris que la descente le visait lui». «Les gendarmes ont pris les documents du chantier dans lequel mon frère travaille et l'ordinateur de la maison». Et de s’interroger : «que cherche le régime d'Alger chez moi, moi qui a quitté le village depuis une dizaine d'années ?»

Pour rappel, depuis que le MAK ait été classé par le pouvoir comme «mouvement terroriste», plusieurs interpellations et kidnapping ont été opérés contre des militants pacifistes et démocrates en Kabylie. Le pouvoir en place ne vise pas que les indépendantistes, il s’attaque à toutes celles et à tous ceux qui construisent et mobilisent dont les berbéristes à l’image de Kamira Nait Sid, placée sous mandat de dépôt à Alger, les militants qui se battent pour un statut particulier pour la Kabylie dans la cadre Algérien, comme Hamou Boumedine, les démocrates kabyles à l’image de beaucoup de jeunes militants arbitrairement incarcérés, mais aussi les souverainistes dont le coordinateur national du Mouvement Akal, Bouaziz Ait Chebib.

Ahviv Mekdam s’indigne contre le pouvoir en place et sa politique contre la Kabylie. «Ce n'est pas l'injustice du régime d'Alger que je dénonce, c'est l'ignominie à laquelle il est arrivé dans son entreprise de terreur contre la Kabylie», s’indigne-t-il. Quant à son combat, il affirme être «plus que jamais déterminé à continuer mon combat pour une Kabylie souveraine débarrassée de votre terreur et de votre injustice».

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