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Publié le : 10 Février, 2020 - 18:40 Temps de Lecture 2 minute(s) 4044 Vue(s) Commentaire(s)

Une peine de 20 ans de prison ferme requise par le parquet de la Cour militaire contre Mediène, Tartag, Saïd Bouteflika et Louisa Hanoune

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Ouvert depuis hier sans la présence des médias, le procès en appel des deux anciens patrons des services secrets algériens, Mohamed Mediène et Bachir Tartag, de l’ancien conseiller et frère du président déchu, Saïd Bouteflika, et de la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a pris fin cette après-midi au niveau de la Cour militaire de Blida. «Dans son réquisitoire, le procureur de la république n’a aucunement cité le nom de Louisa Hanoune, contrairement aux autres accusés dans cette affaire», affirment des sources proches de la défense des quatre prévenus pour l’Avant-Garde Algérie. Mais cela n’a pas empêché le procureur de la république à requérir une peine de «20 ans de prison ferme pour chacun d’eux, y compris pour Louisa Hanoune», ajoutent les mêmes sources.

Accusés d’«atteinte à l’autorité de l’armée» et de «complot contre l’autorité de l’État», ils ont été condamnés en première instance, septembre dernier, à «15 ans de réclusion criminelle». Ce procès concerne aussi l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, son fils Lotfi, et le président de la Société algérienne de pharmacie, Farid Benhamdine, considérés en situation de fuite par la justice militaire. Ces derniers ont été tous condamnés par contumace à «20 ans de prison ferme».

Les partisans ainsi que les cadres du Parti des travailleurs, rassemblés hier et aujourd’hui à Blida, en compagnie d’autres responsables politiques dont le coordinateur national du MDS, Fethi Ghares, se disent optimistes. Ils soutiennent même l’idée d’une possible libération de Louisa Hanoune, aujourd’hui. Ce sentiment est partagé aussi par la moudjahida Zohra Drif Bitat qui préside le Comité national pour la libération de Louisa Hanoune, présente aujourd’hui à Blida.

Pour rappel, la secrétaire générale du PT a eu droit à une grande campagne internationale de soutien dont de syndicats internationaux, des partis, notamment de gauche et d’extrême gauche, et de personnalités politiques et publiques du monde entier. Comme a été le cas en Algérie, «ces organisations internationales exigent la libération de Louisa Hanoune et appellent le pouvoir algérien à cesser de criminaliser l’action politique».

Les avocats des quarte prévenus ont axé leurs plaidoiries sur «l’éligibilité de la justice militaire à traiter ce genre d’affaire, vu qu’aucune personne des quatre prévenus ou des sept poursuivis dans cette affaire n’occupe actuellement une fonction officielle au sein de l’armée algérienne». Les avocats de Louisa Hanoune, eux, ont demandé sa relaxe. Selon ces derniers, la secrétaire générale du PT n’a fait qu’exercer ses droits de responsable politique en répondant à l’invitation de l’ancien conseiller de Bouteflika.

Durant leurs interventions respectives, «Saïd Bouteflika et Mohamed Mediène ont assuré qu’il ne s’agissait aucunement de déchoir l’ancien Chef d’État-major, Gaïd Salah, de ses fonctions lors de ladite réunion». «Tout le peuple algérien veut le changement. Et j’ai le doit, en tant que citoyen, de vouloir la même chose», lance Mohamed Mediène au juge de la Cour militaire de Blida.

Le verdict de ce procès en appel sera rendu ce soir, affirment nos sources.

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