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Accueil À la Lutte Yanis Adjlia condamné à deux mois de prison ferme
Publié le : 03 Novembre, 2020 - 15:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 556 Vue(s) Commentaire(s)

Yanis Adjlia condamné à deux mois de prison ferme

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Le verdict est tombé pour Yanis Adjlia : Le militant et défenseur des droits humains, vient d’être condamné, ce mardi 3 novembre 2020, par le tribunal correctionnel de Béjaïa à «deux mois de prison ferme et une amende de 50 000 Da», pour «atteinte à l’image du président de la République et mise en danger de la vie et de l’intégrité physique d’autrui», alerte Me Lydia Lounaouici, membre du Collectif des avocats de la défense du prévenu. Il a, par ailleurs, été relaxé pour l’accusation d’«attroupement non armé», ajoute l’avocate. Le procureur de la République près le tribunal de Béjaïa a requis, dans cette affaire, la peine de «trois ans de prison ferme et une amende de 100 000 Da»*, contre le militant.

Arrêté à l’issue de la marche commémorative du 32ème anniversaire du soulèvement du 5 octobre 88, Yanis Adjlia a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal de Béjaïa pour «attroupement non armé», «incitation à attroupement non armé», «atteinte à la personne du président de la république», et «mise en danger de la vie et de l’intégrité physique d’autrui».

Rappelons que le militant a été condamné une première fois, le 8 juillet 2020, à une amende de 100 000Da, pour « outrage à corps constitué», à l’issue d’un rassemblement organisé, le 12 juillet dernier, en soutien aux détenus d’opinion. Il a passé plusieurs jours en prison avant qu’il ne soit relâché à l’annonce de ce verdict.

Plusieurs arrestations aux alentours du tribunal

Des policiers ont opéré des arrestations, ce mardi, devant et aux alentours du palais de justice de Béjaïa, où des activistes et militants du Hirak s’étaient rassemblés en solidarité avec Yanis Adjlia, avant d’être relâchés deux heures plus tard, ont rapporté des sources locales dont le militant Lyes Touati. L’on citera entre autres, Rafik Amzal, Kamel Aissat (cadre du PST) et Sofiane Djidjli, l’ex-policier Zoheir Moulaoui et Nourredine Djoulane.

Le PST dénonce

Dans un communiqué diffusé en début de matinée, le parti socialiste des travailleurs a «énergiquement» dénoncé l’interpellation de «Kamel Aissat, des syndicalistes de Numilog, ainsi que de plusieurs Hirakistes, ce matin devant le palais de justice de Bejaia». Le parti a, par ailleurs, souligné «toutes les entraves au libre exercice de nos droits démocratiques, notamment le droit de réunion et de rassemblement dans les lieux publics» et exige «la libération de tous les détenus d’opinion».

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