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Accueil À la Lutte Zakaria Boussaha enfin libre
Publié le : 14 Décembre, 2020 - 11:50 Temps de Lecture 2 minute(s) 835 Vue(s) Commentaire(s)

Zakaria Boussaha enfin libre

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Après de huit mois passées derrière les barreaux, le militant bonois, Zakaria Boussaha, a été libéré, aujourd’hui, lundi 14 décembre 2020, de la prison d’El Allalegue où sa famille, ses proches et ses soutiens l’attendaient depuis les premières heures de la matinée. Mais derrière ces grands sourires et les cris de joie, il y a de la tristesse, de la colère et de la détermination. La tristesse pour tout le temps qu’il a perdu loin de sa famille, la colère parce qu’il a injustement été emprisonné et enfin la détermination à poursuivre la lutte pour un État de droit et une justice indépendante.

Militant actif dans le mouvement populaire, Zakaria Boussaha a été arrêté le 14 avril 2020, et placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal d’El Hadjar, pour «publication portant atteinte à l’intérêt national et incitation indirecte à attroupement non armé ayant pour but de créer le trouble en milieu public».

Il sera également poursuivi pour trois autres chefs d’inculpation en criminelle, cette-fois, avant que ces derniers ne soient abandonnés par la chambre d’accusation. Il s’agit d’«outrage à corps constitué et outrage à à l’institution de l’État, semer la terreur au milieu de la population et création d’un climat d’insécurité et avoir fait référence et évoqué des actes terroristes portant atteinte à l’unité nationale».

Le 21 juillet, il sera reconnu coupable en première instance par le tribunal correctionnel d’El Hadjar d’«incitation à attroupement non armé et publications ayant pour but de porter atteinte à l’unité nationale», et condamné à «une année de prison ferme et une amende de 100 000 Da». Le jugement sera réformé par la cour d’appel d’Annaba, le 23 décembre. Zakaria Boussaha verra sa peine réduite à «un de prison dont huit mois ferme».

Rappelons que le militant avait été condamné une première fois, le 15 décembre 2019, en plein mouvement populaire, à «six mois de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 Da», pour «atteinte à la sûreté de l’État, outrage à corps constitué, outrage aux institutions de l’État et à l’intégrité territoriale de l’État, incitation à attroupement armé, trouble à l’ordre public, menace de mort à l’encontre de l’un des candidats de la présidentielle et empiétement sur les fonctions des autorités judiciaires».

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